L'infini se contemple indéfiniment.
Une équipe d’astrophysiciens vient de mettre en évidence la présence d’un trou noir supermassif de 600 000 masses solaires dans la Grand Nuage de Magellan (LMC), grâce à l’analyse de la trajectoire de 10 étoiles hypervéloces qui en sont issues. Ils publient leur étude dans The Astrophysical Journal.
Source
Hypervelocity Stars Trace a Supermassive Black Hole in the Large Magellanic Cloud
Jiwon Jesse Han et al.
The Astrophysical Journal, Volume 982, Number 2 (28 march 2025)
https://doi.org/10.3847/1538-4357/adb967
Illustrations
On le sait, l'exposition à la poussière sur la Lune a provoqué des troubles pulmonaires considérables chez les astronautes lors des missions Apollo. Mais qu’en est-il des effets de la poussière sur Mars ? Des chercheurs se sont penchés sur la question et le résultat n’est pas réjouissant pour ceux qui croient encore que l’Homme pourra gambader sur la planète rouge…
Source
Potential Health Impacts, Treatments, and Countermeasures of Martian Dust on Future Human Space Exploration
Justin L. Wang et al.
GeoHealth (12 February 2025)
https://doi.org/10.1029/2024GH001213
Illustration
Une tempête de poussière sur Mars (artiste) (MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY )
Une équipe de chercheurs vient de trouver une preuve de la présence d'une grande population de trous noirs stellaires qui se trouveraient tout autour de Sgr A* et qui ont pour effet de détruire les grosses étoiles de son voisinage le plus proche en quelques millions d'années. Cela explique pourquoi on ne voit pas de telles étoiles dans cette zone. Ils publient leur étude dans Astronomy & Astrophysics.
Source
The star grinder in the Galactic centre Uncovering the highly compact central stellar-mass black hole cluster
J. Haas1 et al.
Astronomy&strophysics Volume 695 (21 March 2025)
https://doi.org/10.1051/0004-6361/202453324
Illustrations
Des observations approfondies du télescope spatial Webb ont révélé une galaxie qui est exceptionnellement grande dans l'univers jeune, 2 milliards d'années après le Big Bang. Est a été nommée la galaxie de la Grande Roue. La découverte est publiée dans Nature Astronomy .
Source
A giant disk galaxy two billion years after the Big Bang
Weichen Wang, et al.
Nature Astronomy (17 march 2025)
https://doi.org/10.1038/s41550-025-02500-2
Illustration
La galaxie de la Grande Roue (Wang et al.)
Vous en avez certainement entendu parler cette semaine, vu le buzz médiatique que produit toujours la détection d'impulsions radio jamais vues auparavant en provenance de notre galaxie, avec son lot de qualificatifs pour le moins sensationnalistes. Mouais..., on va donc expliquer de quoi il s'agit, et non, ce ne sont pas des appels désespérés des amis de Jean-Pierre à grands yeux noirs et grosses têtes chauves. L'étude est parue dans Nature Astronomy.
Source
Sporadic radio pulses from a white dwarf binary at the orbital period
I. de Ruiter et al.
Nature Astronomy (12 march 2025)
https://doi.org/10.1038/s41550-025-02491-0
Illustration
1.Signaux radio détectés en fonction du temps (I. De Ruiter)
Une équipe d’astrophysiciens est parvenue à la conclusion que de l'eau s'est formée dans des supernovas à effondrement de cœur et à instabilité de paires issues des premières étoiles massives (de population III), seulement 150 millions d’années après le Big Bang. Les principaux sites de production d'eau dans ces restes seraient des noyaux de nuages moléculaires denses, qui dans certains ont été enrichis en eau à des fractions de masse qui n'étaient que de quelques facteurs au-dessous de celles du système solaire aujourd'hui. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy.
Source
Abundant water from primordial supernovae at cosmic dawn
D. J. Whalen, M. A. Latif & C. Jessop
Nature Astronomy (3 march 2025)
https://doi.org/10.1038/s41550-025-02479-w
Illustrations
Une équipe d’astrophysiciens chinois vient de trouver l’existence d’une corrélation entre la vitesse de rotation des trous noirs supermassifs et le taux de formation des étoiles dans leur galaxie hôte. Il existerait donc un lien étroit entre les caractéristiques du trou noir central et la croissance de la galaxie. Ils publient leur découverte dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.
Source
The relation between black hole spin and star formation in massive star-forming galaxies
Yongyun Chen et al.
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Volume 537, Issue 4, March 2025
https://doi.org/10.1093/mnras/staf275
Illustrations
Vue d'artiste d'une galaxie à noyau actif formant des étoiles (M. Kornmesser)
Des astrophysiciens ont découvert avec le télescope Webb que le trou noir supermassif central de notre galaxie, Sgr A*, émettait constamment des éruptions visibles en infra-rouge, sans période de repos, via le disque d’accrétion qui l’entoure. Des éruptions courtes et faibles et des éruptions longues et brillantes semblent être générées par des processus distincts. Ils publient leur découverte dans The Astrophysical Journal Letters.
Source
Nonstop Variability of Sgr A* Using JWST at 2.1 and 4.8 μm Wavelengths: Evidence for Distinct Populations of Faint and Bright Variable Emission
F. Yusef-Zadeh, et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 980, Number 2 (18 february 2025)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ada88b
Illustrations
Les astrophysiciens des particules qui exploitent le télescope neutrino sous-marin KM3NeT (Cubic Kilometre Neutrino Telescope) ont observé le neutrino le plus énergétique jamais observé. La particule, qui provient probablement d'une galaxie lointaine, a été détectée il y a pile deux ans, le 13 février 2023, mais les chercheurs n'ont remarqué la détection qu'au début de l'année 2024, lorsqu'ils ont terminé la première analyse de leurs données après la première mise en route du réseau de photomultiplicateurs. L'année dernière, lors d'une conférence à Milan, ils avaient annoncé qu'il s'agissait d'un événement potentiellement record, mais n’avaient pas divulgué de détails. C’est aujourd’hui chose faite dans Nature, évidemment.
Source
Observation of an ultra-high-energy cosmic neutrino with KM3NeT
The KM3NeT Collaboration
Nature volume 638 (12 février 2025)
https://doi.org/10.1038/s41586-024-08543-1
Illustrations
Des chercheurs ont trouvé pour la première fois la preuve que même les microquasars contenant une étoile de faible masse sont des accélérateurs de particules efficaces, ce qui a un impact significatif sur l'interprétation de l'abondance des rayons gamma dans notre galaxie et au-delà. Ils publient leur étude dans The Astrophysical Journal Letters.
Source
Persistent GeV Counterpart to the Microquasar GRS 1915+105
Guillem Martí-Devesa and Laura Olivera-Nieto
The Astrophysical Journal Letters, Volume 979, Number 2 (28 january 2025)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ada14f
Illustrations
Une équipe d’astrophysiciens a calculé l’impact de la supernova qui a eu lieu à proximité de la Terre il y a 2,5 millions d’années et dont on observe toujours aujourd’hui les traces dans le spectre du rayonnement cosmique et dans les dépôts de fer radioactif dans la croûte terrestre. La dose de radiations a été suffisamment importante et sur une longue durée pour avoir un effet mutagène non négligeable sur les organismes vivants. Ils publient leur étude dans The Astrophysical Journal Letters.
Source
Life in the Bubble: How a Nearby Supernova Left Ephemeral Footprints on the Cosmic-Ray Spectrum and Indelible Imprints on Life
Caitlyn Nojiri et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 979, Number 1 (17 january 2025)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ada27a
Illustrations