Moi c’est Shyaka, j’ai 39 ans, j’habite à Genève, je suis noir. Après avoir été agressé par un inconnu qui m’a traité de singe dans un bar de mon boulevard, je porte plainte mais à ma grande surprise la justice condamne l'individu sans...
Après l’affaire Gurlitt, la Suisse ne pouvait plus ignorer son passé. Longtemps réticente à reconnaître sa responsabilité vis-à-vis de l'art au passé problématique, elle est désormais déterminée à examiner son histoire afin de préparer son avenir. En mars 2025, après de longs débats, le Parlement suisse a trouvé un compromis sur la mise en place d’une commission d’experts chargée d’examiner les œuvres spoliées sous le national-socialisme ainsi que celles issues de contextes coloniaux.
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Près de 80 ans après la Seconde Guerre mondiale, la restitution des œuvres spoliées reste un processus long et complexe. L’affaire Gurlitt, en révélant des tableaux à l’histoire trouble, a ravivé ce débat. Pourtant, ces restitutions se heurtent encore à de nombreux obstacles juridiques et politiques. L’histoire de Francine et de sa famille, à qui trois tableaux acquis par Hildebrand Gurlitt ont été restitués, illustre ces défis. Dans cet épisode, Francine raconte comment ces œuvres ont ravivé la mémoire de son grand-oncle Armand Dorville, de sa collection de 450 tableaux aujourd’hui dispersée, et du destin tragique de sa famille, marquée par la déportation et l’assassinat à Auschwitz.
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Comment retracer la provenance d’une œuvre dont le parcours marqué par les ventes, les successions et les spoliations, s’est effacé au fil du temps ? Grâce au travail minutieux d’équipes de recherche, certains tableaux commencent à livrer leurs secrets. En 2016, après avoir reçu les 1’600 œuvres du legs Gurlitt, le Kunstmuseum de Berne crée le premier département de recherche de provenance en Suisse. Sa mission : mener l’enquête sur l’origine de chaque œuvre, retracer son parcours et identifier les propriétaires légitimes.
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En mai 2014, le Kunstmuseum de Berne apprend qu’il est le légataire universel du "trésor" de Cornelius Gurlitt. Cette annonce inattendue plonge le Conseil de Fondation du musée dans l’incertitude: faut-il accepter ou refuser cet héritage controversé ? Alors qu’un accord avec l’Allemagne se profile, un nouveau rebondissement vient encore compliquer la situation: la famille Gurlitt conteste le testament.
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Début 2012, après avoir découvert la collection de Cornelius Gurlitt, les autorités allemandes, dépassées par l’ampleur de l’affaire, gardent le secret sur cette saisie. Vingt mois plus tard, le magazine Focus brise le silence et révèle l’affaire, déclenchant un scandale international. L’Allemagne est contrainte de s’expliquer et d’assumer les conséquences. Le mystérieux Cornelius Gurlitt devient une figure publique subissant la pression des médias et des autorités. Il meurt en 2014, en désignant, à la surprise générale, un musée suisse comme héritier de son trésor controversé.
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De la fin des années 1960 à 2012, Cornelius Gurlitt conserve dans l’ombre la collection controversée de son père. Pendant ce temps, en Suisse comme ailleurs, l’art spolié demeure un sujet largement ignoré. Des tableaux changent de mains, des œuvres sont exposées sans que leur provenance ne soit véritablement interrogée. Le silence arrange, et les questions gênantes restent sans réponse. Mais en 1998, la Conférence de Washington sur les œuvres d’art volées par les nazis brise ce tabou, poussant musées et autorités à affronter enfin ce passé.
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Après la mort de ses parents, Cornelius Gurlitt hérite d’un trésor maudit. Retiré du monde, il conserve jalousement la collection de son père, la tenant à l’écart des regards et des mémoires. Pour subsister, il vend certaines œuvres tout en cachant leur origine. Prisonnier d’un héritage empoisonné, il s’efface peu à peu derrière les tableaux… jusqu’à ce que l’affaire éclate au grand jour en 2013.
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En 1945, Hildebrand Gurlitt semble avoir évité le pire : sa famille est saine et sauve et sa collection est intacte. Pourtant, face aux Monuments Men, il doit justifier son passé. Ni nazi ni profiteur, affirme-t-il, mais une victime des persécutions. Au fil des interrogatoires, qui se prolongent jusqu’en 1950, il déploie toute son habileté pour laver son nom, récupérer les œuvres confisquées et s’extirper de son labyrinthe de mensonges.
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En 1941, Hildebrand Gurlitt arrive à Paris, où il opère sur le marché de l’art sous l’Occupation, tout en acquérant des œuvres pour le musée qu’Hitler projette de construire en Autriche. Ses affaires prospèrent, mais à son retour en Allemagne, la guerre le rattrape : il fuit les bombardements de Dresde avec sa famille et une partie de sa collection. Après la libération, réfugié dans un village bavarois, il doit répondre de son rôle dans le pillage artistique du Troisième Reich face aux Monuments Men, ces experts en art présents au sein des troupes alliées.
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Hildebrand Gurlitt, directeur de musée et marchand d'art dans les années 1930, oscille entre opposition au régime nazi et collaboration opportuniste avec ce dernier. Il devient ensuite un acteur clé du régime national-socialiste, chargé de vendre les œuvres dites "dégénérées", retirées des musées allemands en 1937. Comment cet homme, pris dans ses propres contradictions, a-t-il constitué la collection qui sera retrouvée des décennies plus tard chez son fils, Cornelius Gurlitt?
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En novembre 2013, le magazine Focus révèle un scoop: plus de 1'400 œuvres disparues depuis des décennies sont découvertes dans l’appartement d’un vieil homme à Munich: Cornelius Gurlitt. Très vite, les mots "trésor nazi", "spoliations" et "secrets" enflamment les médias. Cette affaire hors du commun commence en 2010, lors d’un simple contrôle douanier entre Zurich et Munich, un événement anodin qui, pourtant, va déclencher la saisie de sa collection et un scandale international.
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