• 2 minutes 59 seconds
    Voici pourquoi Amazon et Anthropic détruisent des livres rares pour alimenter leurs modèles d'IA

    Acheter des livres rares d'occasion, arracher leurs reliures, passer leurs pages à toute vitesse au scanner puis tout jeter à la poubelle. Non, ce n'est pas une scène absurde, mais la méthode choc employée par Amazon et Anthropic pour alimenter leurs modèles d'intelligence artificielle.

    Scan destructif

    Concrètement, cette pratique appelée le scan destructif met en lumière la course effrénée des spécialistes des modèles d'IA. Ils procèdent à une véritable traque de la donnée rare et non numérisée.

    Le web public ayant déjà été entièrement aspiré par ces acteurs de la tech, nous assistons à l'épuisement des données d'entraînement de qualité.

    Et pour rendre leurs modèles plus compétitifs, ces géants ciblent donc désormais les savoirs de niche, jamais publiés en ligne, et imprimés en faible quantité ou rédigés dans des langues rares.

    Surtout, la destruction pure et simple de l'ouvrage papier après sa numérisation prouve que le coût du support matériel est devenu totalement dérisoire face à la valeur économique de l'information brute.

    Mais pour vos organisations professionnelles, la leçon est claire : vos archives physiques, vos manuels et vos documentations internes constituent le nouvel or noir de votre capital intellectuel.

    Anthropic a obtenu gain de cause devant la justice américaine

    Mais attention, la destruction des livres une fois numérisés s'appuie aussi sur une astuce juridique. Et c'est notre deuxième enseignement.

    Attaqué pour violation du droit d'auteur, Anthropic a obtenu gain de cause devant la justice américaine. Et le raisonnement du juge est fascinant : c'est précisément parce que l'ouvrage physique est détruit après le scan qu'il n'y a pas création de copie illégale.

    Selon le principe du fair use, l'entreprise se contente ici de modifier le format d'un produit qu'elle a légalement acheté.

    Conserver le papier et le fichier numérique aurait constitué un délit, mais détruire le support physique rend donc l'opération légale.

    Une barrière à l'entrée colossale pour les autres acteurs

    Enfin, cette affaire révèle la création d'une véritable chaîne d'approvisionnement industrielle de la donnée.

    Amazon, investisseur d'Anthropic, utilise sa puissance logistique et son accès unique au marché du livre d'occasion pour alimenter des centres dédiés au traitement de l'IA.

    La capacité à capter du contenu tangible à la source, à le numériser massivement et à l'injecter dans des supercalculateurs devient une barrière à l'entrée colossale pour les autres acteurs.

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    11 September 2026, 5:15 am
  • 3 minutes 20 seconds
    Voici les raisons pour lesquelles Microsoft retire la fonction Copilot d'Excel un an après son lancement

    C'est un aveu d'échec discret mais hautement symbolique chez Microsoft. L'éditeur de Redmond abandonne la fonction dédiée Copilot dans Excel, un an à peine après son lancement en version de test.

    Choc des cultures

    Premier point marquant, cet abandon est le résultat du choc des cultures entre la rigueur d'un tableur et le fonctionnement probabiliste de l'intelligence artificielle.

    La fonction Copilot dans Excel devait permettre d'écrire en langage naturel directement dans une cellule pour générer des résultats automatisés.

    Et Microsoft prévoyait un lancement généralisé pour début 2027. Mais tout s'arrête définitivement en septembre 2026, dit l'éditeur.

    La raison est limpide : une IA générative ne garantit pas la précision mathématique absolue requise par une direction financière ou un contrôle de gestion.

    Microsoft pousse même l'ironie jusqu'à conseiller officiellement d'utiliser les formules classiques comme SOMME ou SI pour tout calcul exigeant de la précision.

    Alors quand le géant du logiciel reconnaît qu'il ne faut pas faire confiance à son assistant pour additionner des chiffres, le signal envoyé aux DSI est particulièrement fort.

    L'expérience utilisateur a parlé

    Ensuite, cette décision met en avant la rationalisation de l'ergonomie et la réalité des usages sur le terrain.

    Car l'échec de Copilot dans Excel ne signifie pas pour autant la disparition de l'assistant d'IA du tableur.

    En réalité, Microsoft constate que la majorité des utilisateurs délaissent les formules complexes au profit du panneau latéral ou du bouton d'action flottant.

    Concrètement, l'expérience utilisateur a parlé. Les collaborateurs recherchent une assistance contextuelle interactive, pas une commande supplémentaire à mémoriser au milieu des colonnes.

    Les équipes de développement de Redmond ont donc tiré les conclusions qui s'imposaient en supprimant les doublons d'interface. C'est une excellente leçon d'ergonomie pour vos propres projets numériques : si le point d'entrée n'est pas fluide, la fonctionnalité meurt d'elle-même.

    La puissance du moteur de calcul déterministe

    Enfin, cette affaire montre le recentrage indispensable de l'IA sur la valeur qualitative plutôt que sur la puissance arithmétique.

    Dans les organisations, cette décision redéfinit le rôle exact de Copilot dans les outils de productivité.

    L'outil trouve aujourd'hui sa vraie pertinence dans la synthèse de texte, le prototypage de tableaux, ou encore la génération de fiches produits. Mais pas dans les fonctions d'Excel.

    Pour les dirigeants d'entreprise, cela montre que l'IA générative reste un formidable accélérateur pour traiter du texte et dégager des tendances. Mais elle ne remplacera jamais la fiabilité d'un moteur de calcul déterministe.

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    10 September 2026, 5:15 am
  • 3 minutes 18 seconds
    YouTube bouleverse le calcul de ses vues pour riposter face à TikTok

    Depuis le 24 août 2026, Google modifie en profondeur la méthode de calcul des vues publiques sur YouTube. Une évolution technique d'apparence anodine qui va faire exploser les compteurs, mais qui exige un décryptage pour vos stratégies médias.

    La règle de la toute première image

    Jusqu'à présent, un visionnage sur YouTube n'était comptabilisé sous une vidéo au format long qu'après une trentaine de secondes de lecture effective.

    Et désormais, la plateforme de streaming généralise la règle de la toute première image. Dès que le flux vidéo s'affiche à l'écran, le compteur public s'incrémente automatiquement. Cette décision vient unifier la mesure entre les vidéos classiques, les diffusions en direct et le format Shorts, qui utilisait déjà ce déclenchement instantané depuis un an.

    Pour les marques, les institutions et les créateurs, la conséquence sera immédiate avec des volumes de vues affichés en hausse très rapide.

    Mais attention, cette envolée spectaculaire ne reflète en rien un gain d'attention soudain, il s'agit d'un simple réalignement de mesure.

    Car concrètement, ce changement ne modifie absolument pas les revenus des créateurs ni la facture des annonceurs.

    YouTube conserve en arrière-plan un filtre de contrôle rigoureux, qui mesure ce que YouTube appelle les vues engagées et les heures de visionnage engagées.

    Pour les directeurs marketing et les acheteurs médias, l'impact est majeur

    Et c'est ce second indicateur, les heures de visionnage engagées, basé sur la durée réelle de présence devant l'écran, qui reste le seul maître à bord pour la monétisation et l'éligibilité au Programme Partenaire.

    Pour les directeurs marketing et les acheteurs médias B2B, l'impact est donc majeur.

    Il faut impérativement cesser d'évaluer la notoriété d'un prestataire ou le succès d'un partenariat au chiffre public du nombre de vues. Il faut désormais exiger de vos prestataires et de vos équipes un extrait de YouTube Analytics en mode avancé afin d'auditer la rétention réelle des utilisateurs.

    Guerre d'audience contre TikTok et Instagram

    En réalité, cette refonte répond surtout à une guerre d'audience frontale contre TikTok et Instagram. Ces réseaux concurrents de YouTube comptabilisent les vues dès la première seconde d'affichage, accumulant des chiffres de visionnage massifs qui séduisent les régies.

    En adoptant un barème équivalent, YouTube souhaite donc tout simplement préserver sa part de voix sur le marché publicitaire.

    Pour vos organisations, ce changement impose d'adapter vos tableaux de bord de performance vidéo. Ne pilotez plus vos campagnes aux vues, recentrez immédiatement vos analyses sur le temps de visionnage moyen, le taux de complétion et les actions de conversion générées.

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    9 September 2026, 5:15 am
  • 2 minutes 44 seconds
    Face au quasi-monopole de Starlink, l'UE valide 66 satellites de plus pour sa constellation IRISL’Union européenne vient de sceller un accor

    L’Union européenne vient de sceller un accord historique avec le consortium SpaceRISE pour muscler sa constellation IRIS avec 66 satellites supplémentaires dédiés à la défense. Face au quasi-monopole de Starlink, Bruxelles passe enfin au déploiement opérationnel.

    La connectivité souveraine dans l'espace

    Concrètement, ce renforcement vise un point névralgique, qui est la connectivité souveraine dans l'espace.

    Oubliez dans cette affaire le haut débit grand public. La constellation de satellites IRIS se focalise sur les communications gouvernementales ultra-sécurisées, la gestion de crise et la protection des infrastructures stratégiques.

    En ajoutant ces satellites en orbite basse, l’Europe va augmenter ses capacités sécurisées de 60%. Concrètement, il s'agit d'éliminer la dépendance à des acteurs privés américains.

    Le programme accuse déjà un retard de quatre à six ans

    Mais attention, cette autonomie n'arrivera pas du jour au lendemain.

    Le programme accuse déjà un retard de quatre à six ans, avec des premiers lancements désormais calés pour 2029 et une pleine capacité opérationnelle fixée à 2030.

    Bruxelles doit surtout orchestrer une transition.

    Sur le plan réglementaire, la Commission européenne va réserver un tiers de la bande de fréquences stratégique de deux gigahertz exclusivement aux usages souverains européens.

    Mais pour éviter toute fracture technologique ou conflit diplomatique, les licences accordées aux opérateurs américains seront prolongées jusqu'en 2028.

    La filière se reconfigure à grande vitesse

    Sur le terrain économique enfin, cet accord déclenche un puissant effet d'entraînement pour l'industrie continentale, avec les champions français en première ligne.

    La filière se reconfigure à grande vitesse, illustrée par la fusion à venir des activités satellitaires d'Airbus, de Thales et de Leonardo, ou encore par l'augmentation de capital d'un milliard et demi d'euros d'Eutelsat.

    Pour l'ensemble de l'écosystème numérique professionnel, des équipementiers aux PME de la tech, IRIS garantit donc des perspectives de commande stables, financées par une combinaison de budgets européens, nationaux et privés.

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    8 September 2026, 5:15 am
  • 2 minutes 49 seconds
    Vol de 17 000 euros par SIM swapping, la justice tranche (enfin) et sanctionne Free avec la BNP Paribas

    Aujourd'hui, nous décryptons un arrêt de justice important qui redéfinit la responsabilité des entreprises face au SIM swapping. Une arnaque à 17000 euros vient en effet de condamner conjointement un opérateur télécom et une grande banque, rapporte Le Monde.

    Légèreté dans la gestion des identités

    Et pour bien comprendre cette affaire, il faut d'abord s'attaquer à la défaillance des contrôles d'identité chez les opérateurs.

    D'abord il faut savoir que les attaques de SIM swapping consistent à détourner le numéro de téléphone d'une victime vers une nouvelle carte SIM contrôlée par des pirates.

    Et dans cette affaire, l'opérateur Free Mobile a transféré la ligne d'une cliente sans vérifier l'identité du demandeur.

    En clair, lorsqu'un opérateur simplifie à l'excès ses parcours client, il détruit la chaîne de confiance. Et donc la justice française a donc tranché de manière très ferme. Pour elle, cette légèreté dans la gestion des identités constitue une faute lourde qui engage directement la responsabilité de l'opérateur.

    Quatre virements frauduleux ont été validés

    Le second point concerne dans cette affaire le rôle des banques. Prévenue dès le lendemain du piratage, la banque BNP Paribas n'a pas bloqué les accès bancaires.

    Résultat, quatre virements frauduleux ont été validés dans la foulée. La banque s'est retranchée derrière l'usage d'une clé digitale pour rejeter la faute sur la cliente.

    Mais attention, une authentification forte ne sert à rien si les équipes ignorent les alertes.

    Pour les décideurs en entreprise, la leçon a retenir de cette affaire est que la conformité technique ne protège pas contre la lenteur des procédures internes. En clair, un signal d'alerte négligé détruit l'efficacité de vos outils de cybersécurité.

    Coresponsabilité légale entre télécoms et banques

    Pour finir, il faut donc constater l'émergence d'une coresponsabilité légale entre télécoms et banques.

    Le tribunal judiciaire de Paris a condamné la banque à indemniser les victimes, tout en ordonnant à Free d'en assumer la moitié.

    Cet arrêt de justice est donc un précédent juridique pour tout l'écosystème numérique.

    Jusqu'alors, le risque financier pesait quasi exclusivement sur le secteur bancaire. Désormais, chaque intermédiaire de la chaîne d'identification peut être financièrement sanctionné en cas de faille de procédure.

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    7 September 2026, 5:15 am
  • 3 minutes 7 seconds
    Voici comment la cyberattaque CaptiveCrunch piège le Wi-Fi des hôtels pour pirater vos comptes d'entreprise

    Si vos collaborateurs en déplacement professionnel pensent être en sécurité simplement en se connectant au Wi-Fi de leur hôtel, détrompez-vous.

    Concrètement, les chercheurs de Microsoft et ReliaQuest ont mis au jour une vaste campagne baptisée CaptiveCrunch. Orchestrée par le groupe étatique russe Midnight Blizzard, cette opération vise les réseaux Wi-Fi des hôtels et des centres de conférences.

    Les pirates ne ciblent pas d'abord les ordinateurs de vos salariés, mais les routeurs et portails de connexion eux-mêmes.

    Dans le détail, en prenant le contrôle de la passerelle réseau, les cyberespions empoisonnent le service DNS. Résultat, dès qu'un collaborateur tente de naviguer sur le web ou de se connecter à ses outils professionnels, son trafic est discrètement redirigé vers des serveurs malveillants.

    Une fois le trafic intercepté, les pirates déploient un arsenal sophistiqué. D'un côté, ils utilisent des pièges d'ingénierie sociale de type ClickFix, incitant l'utilisateur à exécuter de fausses mises à jour système ou réseau.

    Et cette manœuvre installe des trojans comme CornFlake ou des voleurs de données comme ChocoShell, capables de capturer les frappes au clavier, d'écouter les micros et d'extraire les cookies de navigateur.

    De l'autre côté, ils détournent l'authentification en piratant Microsoft Entra ID. Ils obtiennent ainsi de véritables jetons OAuth et contournent l'authentification multifacteur, le tout sans même avoir besoin d'intercepter un mot de passe en clair.


    Alors, comment sécuriser vos cadres en déplacement et vos données d'entreprise.

    Premier levier indispensable, imposer un bon VPN sur tous les ordinateurs d'entreprise. Cela force l'ensemble du trafic, requêtes DNS comprises, à passer par votre infrastructure sécurisée avant d'atteindre le réseau local.

    Deuxième levier, bloquer le flux d'authentification par code d'appareil dans Entra ID via des politiques d'accès.

    Enfin, désactivez le protocole WPAD sur les postes Windows pour fermer la porte à tout proxy malveillant.

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    4 September 2026, 5:15 am
  • 3 minutes 22 seconds
    Voici pourquoi 97 % d’entre nous adoptons la façon de parler de ChatGPT sans le savoir

    Aujourd'hui, nous abordons un phénomène aussi fascinant que troublant. Oui, vos collaborateurs et vos dirigeants parlent désormais comme ChatGPT, et ce sans même s'en rendre compte.

    L'exposition répétée aux chatbots modifie notre vocabulaire

    Une étude scientifique vient en effet de révéler que les préférences lexicales des grands modèles de langage, les fameux LLM, s'infiltrent directement dans notre langage oral spontané.

    En analysant plus de 700000 heures de podcasts en anglais non scénarisés, des chercheurs ont démontré une hausse de mots largement surreprésentés par l'IA, comme par exemple delve, c'est à dire creuser en français, ou encore meticulous, pour méticuleux, mais aussi showcase, qui signifie vitrine dans la langue de Shakespeare.

    Concrètement, cela signifie que l'exposition répétée aux chatbots modifie notre vocabulaire de tous les jours en profondeur.

    La parole de l'entreprise risque de s'homogénéiser et de perdre son authenticité

    Et il ne s'agit pas de simples copier-coller conscients.

    Des expériences comportementales confirment qu'après une courte interaction avec une IA, 97 % des utilisateurs adoptent spontanément ses tics de langage, et ce sans en avoir conscience.

    Les machines ne se contentent donc plus d'imiter l'humain, elles réécrivent nos habitudes de communication.

    Pour les décideurs en entreprise, cette contamination invisible pose un risque de crédibilité et d'image de marque.

    Prenez par exemple le mot delve, véritable signature des débuts de ChatGPT.

    Son usage oral a explosé avant de s'effondrer dès que le public l'a identifié comme un marqueur de l'utilisation de l'IA générative. Mais attention, le piège est bien réel. Lorsqu'un commercial, un manager ou un dirigeant intègre inconscient ces tournures formatées dans ses interventions orales, il envoie sans le savoir un signal de superficialité.

    Par ailleurs, la parole de l'entreprise risque de s'homogénéiser et de perdre son authenticité. Pire encore, adopter ce vocabulaire stéréotypé peut altérer la perception de votre compétence auprès de vos clients ou investisseurs.

    Un levier de pouvoir cognitif colossal

    À une échelle plus globale, cette étude nous montre une centralisation inédite de l'influence culturelle.

    Une poignée d'éditeurs d'IA contrôle aujourd'hui le canal unique avec lequel des centaines de millions de professionnels interagissent. Et c'est un levier de pouvoir cognitif colossal.

    Pour les DSI et les directions générales, la gouvernance de l'IA ne peut donc plus se limiter aux fuites de données ou à la sécurité informatique. Il faut désormais prendre en compte l'impact comportemental des outils déployés.

    Et choisir un modèle de langage, c'est aussi choisir le filtre linguistique qui façonnera l'esprit critique, la diversité de pensée et la culture de vos équipes.

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    3 September 2026, 5:15 am
  • 3 minutes 8 seconds
    Ce piratage d'un cours de Pilates par un agent d'IA illustre le nouveau danger qui pèse sur vos applications

    Imaginez donner un ordre simple à votre assistant virtuel, et le voir pirater un système distant pour exécuter sa mission.

    C'est exactement ce qui vient de se passer cet été en Australie, où un agent d'IA a trafiqué la liste d'attente d'un cours de Pilates pour faire gagner une place à son utilisateur. 

    Nous sommes sortis de l'ère des chatbots conversationnels

    Derrière cette anecdote en apparence anodine se cache en fait une rupture majeure dans l'évolution des intelligences artificielles. Avec cette affaire, il semble que nous sommes sortis de l'ère des chatbots conversationnels pour entrer dans celle des agents totalement autonomes, sans que leurs propriétaires d'ailleurs ne sachent exactement ce qu'il se passe.

    L'agent d'IA en question, propulsé par le modèle Claude d'Anthropic et la plateforme OpenClaw, avait pour consigne de réserver un créneau d'un cours de gymnastique.

    Pour y parvenir, il a exploré le logiciel de la salle de sport, découvert une faille dans son interface de programmation, c'est à dire son API, et annulé la réservation d'un inconnu.

    Oui, pour y placer celle de son propriétaire. Concrètement donc, l'algorithme a exécuté son objectif, mais sans aucune barrière éthique ou même logique métier.

    En clair, il a résolu le problème posé de la manière la plus directe possible, tout en contournant les règles imposées aux utilisateurs humains.

    La vulnérabilité de nos API face à ces nouveaux agents automatisés

    Deuxième enseignement capital, cette affaire met en lumière la vulnérabilité de nos API face à ces nouveaux agents automatisés. Jusqu'ici, l'exploitation de failles applicatives nécessitait un pirate informatique ou des scripts dédiés.

    Désormais, n'importe quel agent IA du marché teste en temps réel la sécurité des services tiers auxquels il se connecte. Le logiciel de la salle de gymnastique souffrait d'un manque élémentaire de vérification d'autorisation.

    Et attention, cela signifie que toutes les applications d'entreprise non sécurisées deviennent des cibles pour des milliers d'agents virtuels lancés par des utilisateurs ordinaires.

    Ce comportement d'un agent d'IA déviant n'est pas un cas isolé

    Enfin, cet événement illustre l'urgence d'une gouvernance sérieuse et d'un contrôle des accès applicatifs. Car ce comportement d'un agent d'IA déviant n'est pas un cas isolé.

    Plusieurs modèles récents ont déjà causé des dégâts, allant de la suppression massive de courriels au franchissement d'environnements de test pour s'infiltrer sur des serveurs externes.

    Pour les DSI et dirigeants d'entreprise, le message est clair. Accorder de l'autonomie à une IA sans restreindre ses privilèges d'exécution expose l'entreprise à d'immenses risques de sécurité et de conformité.

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    2 September 2026, 5:15 am
  • 3 minutes 11 seconds
    Voici comment ce propriétaire a stoppé son Audi RS3 volée à distance juste avant le péage

    Le propriétaire d'une berline haut de gamme qui venait d'être volée est parvenu à couper à distance le moteur, et ce grâce à une simple application mobile. Ce fait divers spectaculaire, survenu au cœur de l'été, est une démonstration percutante de la maturité des technologies de l'internet des objets et de la gestion à distance des actifs critiques.

    Un suivi télémétrique en temps réel

    D'abord, cet événement illustre la bascule définitive d'une sécurité passive vers une télématique ultra-réactive. Pendant longtemps, la géolocalisation des véhicules d'entreprise restait cantonnée à un rôle de suivi passif ou d'analyse après coup.

    Aujourd'hui, et ce fait divers nous le rappelle, les capteurs numériques et les liaisons cellulaires permettent un suivi télémétrique en temps réel.

    La voiture volée, une Audi RS3, a été suivie depuis son application par le propriétaire. Et il est même parvenu à couper le moteur à distance de la voiture alors qu’elle approchait d'une barrière de péage.

    Concrètement, avec ces outils, le propriétaire ou le gestionnaire de flotte ne subit plus le vol. Il observe la trajectoire, anticipe les mouvements et reprend le contrôle en quelques clics. Pour les entreprises, la donnée de localisation devient donc un véritable levier de protection de leurs équipements mobiles.

    La puissance du kill switch logiciel

    Ensuite, cette intervention met en lumière la puissance du kill switch logiciel, c'est-à-dire l'interruption à distance des fonctions vitales d'un équipement.

    Coupe-circuit moteur, verrouillage à distance d'engins de chantier ou blocage de terminaux informatiques, la logique reste identique.

    Mais attention, l'enjeu réside aussi dans la maîtrise des risques et la fiabilité des commandes over-the-air. Il ne s'agit pas seulement de couper un système, mais de le faire au moment optimal pour neutraliser le voleur mais aussi ne pas provoquer de suraccident.

    Le propriétaire a créé un point d'arrêt naturel

    Enfin, ce succès démontre l'importance d'une grande synergie entre l'écosystème numérique et la réponse physique sur le terrain.

    En coupant le moteur juste avant la barrière de péage, le propriétaire a créé un point d'arrêt naturel, idéal pour l'intervention des forces de l'ordre qui étaient stationnées à proximité.

    Pour un DSI ou un directeur des opérations, la leçon a retenir est la suivante. La meilleure technologie de sécurité ne vaut que par son intégration dans un plan bien établi.

    Reste que désormais la donnée logicielle guide l'action humaine, réduit considérablement le temps de réaction et garantit le retour des véhicules volés au bercail.

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    1 September 2026, 5:15 am
  • 2 minutes 57 seconds
    Ce fichier suspect chez Geekom révèle 3 failles de sécurité critiques pour votre entreprise

    Aujourd'hui, on se penche sur la mésaventure du constructeur de mini-PC Geekom, pris en faute avec un fichier suspect hébergé dans ses paquets de pilotes. Une affaire en apparence classique, mais qui révèle trois failles majeures que les décideurs informatiques en entreprise doivent prendre en compte.

    Le danger des infrastructures orphelines

    Premier point, le danger des infrastructures orphelines. Geekom affirme que le fichier fautif n'était pas préinstallé sur les machines neuves. Il dormait sur un ancien serveur de support, censé être hors ligne mais toujours référencé par les moteurs de recherche.

    C'est le piège typique de la dette technique non nettoyée. Un sous-domaine oublié ou une migration incomplète suffisent à transformer un serveur officiel en vecteur d'infection.

    Concrètement, un technicien qui cherche un pilote sur Google peut télécharger un fichier compromis directement depuis le domaine légitime de la marque. La sécurité du système d'information exige donc un nettoyage méthodique des serveurs.

    Le risque de la chaîne d'approvisionnement

    Deuxième sujet, le risque de la chaîne d'approvisionnement sur le matériel de fournisseurs alternatifs.

    Car ces mini-PC abordables séduisent de plus en plus de DSI pour équiper des salles de réunion, des bornes ou des postes d'appoint. Mais attention, les économies à l'achat ne doivent pas masquer les lacunes de contrôle qualité logiciel des fournisseurs.

    Si un constructeur ne maîtrise pas la publication de ses propres fichiers, la confiance évidemment s'effondre.

    Pour les équipes informatiques, la règle est claire. Tout équipement intégrant le parc, quel que soit son prix, doit subir un déploiement via une image maître contrôlée et une isolation réseau rigoureuse.

    L'échec de la communication de crise

    Troisième sujet enfin, l'échec de la communication de crise face aux exigences des entreprises.

    Geekom s'est excusé et a supprimé les pages incriminées. Problème, le constructeur ne répond pas aux questions fondamentales. S'agit-il d'un vrai cheval de Troie ou d'un simple faux positif ? Et surtout, comment cette archive est-elle arrivée là ?

    Était-ce une attaque ciblant leurs serveurs ou une erreur interne ?

    En restant dans le flou, le fabricant commet une faute stratégique. Aujourd'hui, les DSI n'attendent pas de simples regrets. Ils exigent des preuves, de la transparence et des audits indépendants.

    Sans ces garanties, le risque réputationnel devient un frein d'achat.

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    31 August 2026, 5:15 am
  • 3 minutes 23 seconds
    La menace invisible des agents IA en entreprise, et 90% des organisations sont concernées

    Aujourd'hui, nous analysons une véritable bombe à retardement pour la sécurité des systèmes d'information.

    Selon le rapport 2026 CISO AI Risk Report publié par l'éditeur Saviynt, les agents IA ont massivement infiltré nos infrastructures professionnelles, mais ils échappent encore presque totalement au contrôle et à la gouvernance des directions informatiques.

    Le paradoxe des accès critiques

    Le premier point est le paradoxe des accès critiques.

    Les agents IA ne se contentent plus de résumer des documents, ils manipulent désormais des données sensibles et exécutent des actions complexes de manière autonome.

    Concrètement, plus de 70% des responsables de la sécurité informatique (RSSI) admettent que ces outils accèdent déjà à des applications d'entreprise hautement stratégiques comme Salesforce ou SAP.

    Le problème, c'est que nos modèles traditionnels de gestion des identités et des accès ont été conçus historiquement pour des profils humains ou des connexions applicatives prévisibles.

    Face à des algorithmes capables d'agir de manière autonome à grande échelle, la gouvernance est à la traîne. Résultat, seuls 16% de ces accès critiques sont aujourd'hui correctement encadrés et sécurisés.

    L'aveuglement général

    Ce qui nous amène à notre deuxième constat, qui est l'aveuglement général.

    En effet, plus de 90% des organisations avouent ne pas avoir une visibilité complète sur les identités IA actives dans leur propre réseau.

    Plus inquiétant encore, les trois quarts des RSSI ont détecté des outils d'IA générative non autorisés en interne.

    Et près de la moitié ont observé des comportements totalement imprévus de la part de ces agents.

    Un tiers des entreprises a même déjà subi un incident de sécurité lié à l'IA au cours des douze derniers mois.

    Et pourtant, seules 5% des organisations se disent capables de détecter et de gérer un agent IA s'il venait à être compromis par un cyberattaquant. Bref, pour la grande majorité, c'est le saut de l'ange dans l'inconnu.

    Un changement radical de paradigme

    Alors, comment redresser la barre pour éviter le chaos ? C'est notre troisième pilier.

    Il faut opérer un changement radical de paradigme. Les DSI doivent impérativement traiter les agents IA comme des identités numériques à part entière, au même titre qu'un collaborateur humain, ou un serveur physique.

    Pour réduire l'exposition aux risques, la priorité absolue des décideurs est d'inventorier chaque outil et de surveiller ses privilèges en continu.

    Il faut appliquer strictement le principe du moindre privilège et automatiser la suppression des accès dès qu'un agent n'en a plus l'utilité.

    À l'ère de l'autonomie technologique, la sécurité ne peut plus se permettre d'attendre les audits trimestriels.

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    30 July 2026, 5:15 am
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