• 1 hour 23 minutes
    L'histoire à venir → Elsa Génard : Sous les verrous. Une histoire sociale de la prison (France, premier 20e siècle)

    Du 14 au 17 mai 2026 à Toulouse et au-delà, la 9e édition du festival L’histoire à venir poursuivra ses réflexions entre histoire, sciences, littérature et théâtre en suivant les traces laissées par le feu, dans les grottes préhistoriques ornées de dessins au charbon, dans les villes qui ont su renaître de leurs cendres, sur les pans des volcans pétris par les laves.


    Rencontre animée par Anaïs Kien (RTS), avec Elsa Génard (histoire) autour de son livre Sous les verrous : Une histoire sociale de la prison (France, premier 20e siècle) (EHESS, 2026).


    Elsa Génard est historienne à l’université Sorbonne Paris Nord, spécialiste de l’histoire de la prison et les pratiques d’enfermement au 19e et au 20e siècle.


    Sous les verrous : Une histoire sociale de la prison (France, premier 20e siècle)


    Avoir froid, être sanctionné pour bavardage, n’envoyer des lettres qu’à des membres reconnus de sa famille, voir son pécule fondre quand la santé fait défaut, être incité à signer un engagement volontaire pour rejoindre le front en pleine Première Guerre mondiale …

    Les « papiers de prison » – registres, dossiers, bulletins, rapports, correspondances – donnent accès, pour qui prend le temps de les décortiquer, aux rapports de pouvoir et à la texture des vies enfermées. La prison républicaine y apparaît alors dans toute son historicité : un monde clos, ancré dans ses routines, mais traversé par les dynamiques sociales de son époque.

    Historienne du quotidien, Elsa Génard jongle avec les sources pénitentiaires du premier XXe siècle, faisant feu de tout bois : elle compte, compare, recoupe les informations, identifie des récurrences, perce les formulations administratives, recompose les trajectoires biographiques.

    En s’emparant de cet univers en marge de la société pour en faire un modèle historiographique, elle propose ainsi à la fois une leçon de méthode et une réflexion sur le rôle et la place de la prison dans le monde contemporain.


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    15 June 2026, 7:00 am
  • 1 hour 20 minutes
    L'histoire à venir → Tamara Ben Ari, Olivier Berné, Emmanuelle Perez Tisserant : Le moment orwellien. La science face aux nouveaux obscuran

    Du 14 au 17 mai 2026 à Toulouse et au-delà, la 9e édition du festival L’histoire à venir poursuivra ses réflexions entre histoire, sciences, littérature et théâtre en suivant les traces laissées par le feu, dans les grottes préhistoriques ornées de dessins au charbon, dans les villes qui ont su renaître de leurs cendres, sur les pans des volcans pétris par les laves.


    Rencontre  animée par Éric Darras (science politique), avec Olivier Berné (astrophysique), Emmanuelle Perez Tisserant (histoire) et Tamara Ben Ari (agronomie) autour de leur livre Le moment orwellien : La science face aux nouveaux obscurantismes (Seuil, 2026)


    Tamara Ben Ari est agronome (INRAE), spécialiste de l’analyse de la production agricole mondiale.

    Olivier Berné est astrophysicien (CNRS/IRAP), spécialiste de la formation des systèmes planétaires.

    Emmanuelle Perez Tisserant est historienne (UT2J), spécialiste de la frontière Mexique/États-Unis au 19e siècle.


    Le moment orwellien : La science face aux nouveaux obscurantismes


    Pourquoi la science est-elle aujourd'hui devenue l'objet d'attaques d'une ampleur inédite ?


    À partir d'événements récents aux États-Unis et en France, cet ouvrage mobilise les concepts développés par George Orwell dans 1984 pour analyser la mécanique contemporaine de brouillage du réel, qui a fait de la science une cible politique.


    Il montre comment les savoirs et celles et ceux qui les produisent ont d'abord été fragilisés par leur soumission à la logique de marché, puis discrédités par le pouvoir à travers une succession de procès idéologiques. Cet affaiblissement a ouvert la voie à un glissement vers un autoritarisme assumé, fondé sur la manipulation du langage, la réécriture du passé et l'effacement de la vérité au nom de la liberté.


    Dans ce moment orwellien, la science, en tant que langage universel de description du réel, n'a plus lieu d'être. Nommer et comprendre ces mécanismes est une condition essentielle pour pouvoir y résister.


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    14 June 2026, 10:30 am
  • 1 hour 19 minutes
    L'histoire à venir → Catherine Perlès : Oublier Prométhée. La lente préhistoire du feu

    Du 14 au 17 mai 2026 à Toulouse et au-delà, la 9e édition du festival L’histoire à venir poursuivra ses réflexions entre histoire, sciences, littérature et théâtre en suivant les traces laissées par le feu, dans les grottes préhistoriques ornées de dessins au charbon, dans les villes qui ont su renaître de leurs cendres, sur les pans des volcans pétris par les laves.


    Rencontre  animée par Nicolas Teyssandier (préhistoire), avec Catherine Perlès (préhistoire) autour de son livre Oublier Prométhée : La lente préhistoire du feu (Société d’ethnologie, 2025).


    Catherine Perlès est préhistorienne à l’université Paris-Nanterre, spécialiste de l’usage du feu et des industries lithiques du Mésolithique au Néolithique.


    Oublier Prométhée : La lente préhistoire du feu


    Conférence Eugène Fleischmann XV


    « Chacun le sait, le feu est un don de Prométhée. Refus de l'obscurité, refus de l'obscurantisme : en apportant le feu, Prométhée offre les bases de la civilisation. Là où l'on ne le connaissait pas, c'est un autre héros - un roitelet, un faucon, un jaguar ou un lézard - qui vole le feu pour le donner aux hommes et leur permet ainsi, par la cuisson des aliments, de quitter l'état de nature.

    Jusqu'à récemment, les préhistoriens (moi la première) concevaient également la domestication du feu sinon comme un don, du moins comme une invention soudaine et tardive, qui se diffuserait rapidement et conduirait vers toute une série d'innovations essentielles à l'humanité. Cette idée est aujourd'hui largement remise en question. »


    La Société d'ethnologie invite chaque année une personnalité scientifique à prononcer une conférence publique sur un sujet relevant de son domaine académique.

    Ces conférences sont publiées sous la forme d'ouvrages courts et vivants qui proposent un regard sur les questions de notre temps à partir des possibilités ouvertes par la diversité de l'expérience humaine.


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    14 June 2026, 7:00 am
  • 1 hour 17 minutes
    L'histoire à venir → Christelle Taraud : Les Filles-au-Diable. Retrouver les « sorcières » de Steilneset (1620-2022)

    Du 14 au 17 mai 2026 à Toulouse et au-delà, la 9e édition du festival L’histoire à venir poursuivra ses réflexions entre histoire, sciences, littérature et théâtre en suivant les traces laissées par le feu, dans les grottes préhistoriques ornées de dessins au charbon, dans les villes qui ont su renaître de leurs cendres, sur les pans des volcans pétris par les laves.


    Rencontre animée par Isabelle Lacoue-Labarthe (histoire), avec Christelle Taraud (histoire) autour de son livre Les Filles-au-Diable. Retrouver les « sorcières » de Steilneset (1620-2022) (La Découverte, 2026).

    Christelle Taraud est historienne à la New York University Paris, spécialiste de l’histoire des femmes, du genre et des sexualités en contexte colonial.


    Les Filles-au-Diable. Retrouver les « sorcières » de Steilneset


    En 1621, Anne Lauritsdatter est exécutée en tant que « sorcière » aux côtés de douze autres femmes, à Steilneset.

    En 2011, la Norvège érige un Mémorial dédié à toutes celles qui ont été brûlées vives, durant le XVIIe siècle, dans cette région du Finnmark. Celui-ci vise à éclairer le fait que ces femmes n'étaient pas des « sorcières » mais des victimes d'une persécution misogyne et d'un crime de masse aujourd'hui nommés féminicide.

    En 2022, Christelle Taraud se rend dans ce lieu si symbolique des violences systémiques contre les femmes et fait l'expérience sensible du souvenir de ces exécutions.


    Pensé comme un laboratoire scientifique, politique et littéraire, Les Filles-au-Diable suit les traces des « sorcières » de Steilneset en racontant l'histoire singulière d'un lieu au travers des expériences croisées de deux femmes : l'une, Norvégienne, venue du passé, l'autre, Française, vivant aujourd'hui. Dans la longue trame du temps qui se dessine entre 1620 et 2022, d'autres territoires (Irak, Mexique, Canada, Ghana, Rwanda, Cambodge...) ayant connu des épisodes féminicidaires paroxystiques sont convoqués.


    Entre récit historique, analyse politique et déambulation poétique, les parcours s'entrelacent, les voix s'entrechoquent, les récits s'enchevêtrent.

    Émerge alors une autre histoire des chasses aux « sorcières », qui fait écho à des situations très contemporaines de haine contre les femmes un peu partout dans le monde.


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    13 June 2026, 10:30 am
  • 1 hour 28 minutes
    L'histoire à venir → Iris Dion, Arthur Guérin-Turcq, Cyrielle Denjean : Feu. Une brève histoire

    Du 14 au 17 mai 2026 à Toulouse et au-delà, la 9e édition du festival L’histoire à venir poursuivra ses réflexions entre histoire, sciences, littérature et théâtre en suivant les traces laissées par le feu, dans les grottes préhistoriques ornées de dessins au charbon, dans les villes qui ont su renaître de leurs cendres, sur les pans des volcans pétris par les laves.


    Table ronde animée par Thibaut Sardier (Libération), avec Iris Dion (sciences du climat), Arthur Guérin-Turcq (géographie) et Cyrielle Denjean (météorologie), autour de la parution de la traduction de Feu : Une brève histoire de Stephen J. Pyne (Dehors, 2026).

    Le dérèglement climatique et les ravages écologiques accroissent l’intensité des incendies, mais aussi l’ampleur de leurs conséquences matérielles, psychologiques et environnementales.

    Compte tenu de cette prolifération incontrôlée des méga-feux, le concept d’Anthropocène, qui a servi à penser l’impact humain sur la planète, doit-il être abandonné au profit de celui de pyrocène, proposé par l’historien Stephen J. Pyne ?

    Au-delà des efforts scientifiques pour expliquer les mécanismes et aider à prévenir les risques, doit-on aussi renouer avec les « feux utiles » qui ont accompagné les sociétés depuis leurs origines ?


    Feu : Une brève histoire


    Une relecture de l'anthropocène, appelé pyrocène, au prisme du feu. L'historien de l'environnement relie temps géologiques, sociétés autochtones, agriculture, industrialisation et crises écologiques afin d'éclairer le rôle du feu dans la transformation de la Terre, à la fois comme phénomène naturel et comme construction sociale, et de comprendre les enjeux environnementaux du XXIe siècle.


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    13 June 2026, 7:00 am
  • 54 minutes 15 seconds
    Pierre Orefice → Producteur d’impossible : de Royal de luxe aux Machines de l’île

    Rencontre avec Pierre Orefice à l’occasion de la parution de Producteur d’impossible : de Royal de luxe aux Machines de l’île, livre coédité par les éditions Coiffard et Chantuseries.


    Pierre Orefice a été producteur de la compagnie Royal de Luxe pendant 15 ans, puis créateur et directeur des Machines de l’île à Nantes.

    Pionnier du spectacle vivant dans l’espace public, il est le co-auteur, avec François Delarozière, du Grand Éléphant de Nantes.

    Ils ont reçu l’Award de l’attraction la plus originale au monde en 2014 pour le Carrousel des mondes marins.


    Producteur d’impossible : de Royal de luxe aux Machines de l’île


    « PRODUCTEUR D’IMPOSSIBLE », fruit d’une rencontre d’il y a plus de 10 ans maintenant.

    Une époque lointaine où j’ai pu travailler et sympathiser avec Marc Guillon, ancien directeur de la librairie Coiffard de Nantes, et directeur actuel de la maison d’Édition du même nom.


    Aujourd’hui, les Éditions Coiffard & Chantuseries se sont prêtées mains fortes pour donner vie en coédition au récit de notre auteur Pierre Orefice, lui-même créateur des machines de l’île et du Royal de luxe. Vous trouverez des photos inédites et des histoires folles, ou comment Nantes à vue débarquer des géants dans les rues !

    Une bible du début jusqu’à nos jours des machines de l’île.


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    12 June 2026, 7:00 am
  • 1 hour 20 minutes
    Natacha Laurent & Bernard Dessaut → La Grande Terreur : Un état contre son peuple. De Lénine à Poutine

    Rencontre avec Natacha Laurent et le graveur Bernard Dessaut autour du livre de Nicolas Werth : Un État contre son peuple : De Lénine à Poutine paru aux éditions Les Belles Lettres.

    Présentation du livre à l’occasion du dévernissage de l’exposition des gravures de Bernard Dessaut

    Suivie d’une projection à 20 h 30 du film L’affaire Dimitriev de Jessica Gorter (Pays-Bas, 2023, 91 min) au cinéma ABC.

    Avec Mémorial France, avec le cinéma l'ABC.


    Natacha Laurent est maîtresse de conférences à l’Université Toulouse Jean-Jaurès depuis 1998, membre du laboratoire FRAMESPA.

    Historienne du cinéma russe et soviétique, elle s’intéresse plus particulièrement à la politique mise en œuvre par le Parti communiste dans le domaine du cinéma ainsi qu’aux relations entre les artistes et le pouvoir en Union soviétique des années 1920 aux années 1950.

    Elle a dirigé la Cinémathèque de Toulouse de 2005 à 2015, elle a ouvert son champ de recherche à l’histoire du patrimoine et de la patrimonialisation du cinéma depuis les années 1960 en France et dans une approche transnationale.


    Un État contre son peuple : De Lénine à Poutine


    Version entièrement révisée et considérablement augmentée du chapitre-clé du Livre Noir du communisme s’appuyant sur les archives soviétiques ouvertes après la chute de l’URSS, cette somme, fruit de décennies de recherches, analyse la dimension majeure du fonctionnement de l’État-Parti soviétique : la violence exercée sur son propre peuple.

    La collectivisation forcée, véritable guerre contre la paysannerie qui constituait alors 80 % de la population, les famines qui en ont résulté, la Grande Terreur et ses centaines de milliers de fusillés, le Goulag et la répression généralisée de millions de « citoyens ordinaires » reçoivent, sous la plume de l’auteur, l’éclairage le plus documenté et le plus pertinent qui soit.

    Après avoir été, durant un court moment, reconnue dans la Russie post-soviétique, la face sombre de l’expérience soviétique est à nouveau niée par le régime actuel.

    Une mémoire des crimes de masse du régime soviétique, des crimes commis en premier lieu contre son propre peuple s’imposera-t-elle un jour en Russie ? se demandait, en 2013, Arseni Roginski, le président de l’Association Mémorial. Douze ans plus tard, hélas, il apparaît que ce jour hypothétique s’est encore éloigné. Or, sans mémoire historique digne de ce nom, nous rappelait cette figure majeure du combat pour les droits humains, « l’éclosion d’un système normal de valeurs sociales, dans lequel la vie, la liberté et la dignité humaine seraient absolument prioritaires par rapport aux intérêts du pouvoir d’État ne peut tout simplement pas advenir ».


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    11 June 2026, 10:30 am
  • 1 hour 2 minutes
    Jean-Claude Zancarini & Bernard Dessaut → L'Arioste : Orlando Furioso

    Comprendre et interpréter Orlando furioso de L'Arioste. Rencontre avec l'historien Jean-Claude Zancarini, spécialiste de la Renaissance italienne.

    Dans le cadre du dévernissage de l'exposition Gravures de Bernard Dessaut.


    Dès les premiers vers du Roland Furieux, l'Arioste annonce la couleur : il va combiner la matière épique des chansons de geste (les chevaliers, les armes, les entreprises hardies) et la matière amoureuse du cycle Breton (les dames, les amours, la courtoisie) pour créer un genre poétique nouveau où les personnages se cherchent, se fuient, se combattent, se perdent et parfois se retrouvent et s'aiment, où s'entrelacent les situations et s'accumulent les rebondissements. [...]


    L'écriture du poème a accompagné l'Arioste pendant une trentaine d'année et l'on peut à bon droit dire que l'Orlando furioso est l’œuvre de toute une vie, qu'il n'a cessé de reprendre jusqu'à sa mort.


    Roland Furieux


    Ludovico Ariosto, dit l'Arioste (1474-1533), est l'un des plus grands poètes italiens. Génie de la Renaissance, il inspira peintres, musiciens et écrivains.

    Le Roland furieux de l'Arioste s'est imposé comme un des ouvrages fondateurs de la littérature européenne avec un poème aux mille registres qui a ouvert la voie de l'aventure romanesque, cinq siècles avant la liquidation de la littérature chevaleresque achevée par Cervantès avec son Don Quichotte.


    Nul hasard donc, souligne Italo Calvino, si parmi les quelques livres que le curé de Cervantès décide de sauver de l'incendie de la bibliothèque où Don Quichotte a trouvé le chemin de la démence figure le Roland furieux, "un ouvrage unique en son genre qui peut être lu sans la moindre référence à d'autres livres d'avant ou d'après : un univers en soi où l'on peut voyager en long et en large, entrer, sortir, se perdre".


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    11 June 2026, 7:00 am
  • 1 hour 29 minutes
    Ray Nayler → Où repose la hache

    Rencontre avec Ray Nayler pour Où repose la hache, paru aux éditions Le Bélial.

    Roman traduit de l’anglais par L’Épaule d’Orion et Henry-Luc Planchat.


    Ray Nayler, né à Montréal mais ayant grandi en Californie, fait ses premiers pas en SF au milieu des années 2010, dans les pages de la revue Asimov’s, support auquel il demeure fidèle.

    Officier du Service extérieur des États-Unis, il a sillonné le monde pendant plus de 20 ans, résidant ainsi en Russie, en Asie centrale (Turkménistan, Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan et Afghanistan), dans le Caucase, au Vietnam, ou encore dans les Balkans, avant de revenir poser ses valises aux USA – non loin du Pentagone.


    Polyglotte, Ray Nayler parle le russe (la nationalité de son épouse), se débrouille en albanais, en turkmène, voire en vietnamien.

    Un œcuménisme qui traverse toute son œuvre, ses récits délaissant volontiers le cadre américano-américain pour aborder d’autres horizons.

    Sa science-fiction pourrait être qualifiée d’humaniste tant il y a du Clifford D. Simak chez cet auteur, mais un Simak qui aurait lu et digéré Greg Egan – et arpenté le monde.


    Où repose la hache


    Avec « Où repose la hache », Ray Nayler continue de nous interroger sur notre société en mettant en scène un futur dans lequel l’Occident a perdu ses repères et confié les manettes à des intelligences artificielles, et un Orient dirigé par un despote vieillissant qui se voit proposer de transférer son esprit dans un corps plus jeune.


    Ray Nayler nous offre avec ce roman polyphonique une dystopie futuriste et politique mêlant craintes envers l’avenir et désir d’un horizon pour les générations futures.
    Récit de résistance, récit poignant, c’est aussi un livre sur la politique humaine et les systèmes humains, l'IA et l'autocratie. C’est un livre qui parle de demain !


    Demain, ici et ailleurs. L'Occident, en quête de repères dans un contexte géopolitique sans horizon, est en passe d'abandonner le champ politique au profit d'intelligences artificielles toutes-puissantes. À l'Est, face à ce monde en déréliction, le despote vieillissant d'une Fédération écrasée par un totalitarisme nourri de technologie prépare son upload dans un corps plus jeune - une nouvelle fois...


    Il y a Nikolaï, le médecin de la tyrannie ; Nurlan, un parlementaire témoin du renoncement ; Lilia, à l'origine d'une de ces technologies de rupture susceptibles de rebattre les cartes ; Zoïa, dont l’œuvre est pour beaucoup l'unique espoir... Et bien sûr ceux qui souffrent, la masse anonyme qui, broyée, meurt en silence. Mais au cœur de la taïga, caché à tout regard numérique, quelque chose se trame...


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    10 June 2026, 7:00 am
  • 1 hour 32 seconds
    Victor del Árbol → Le Temps des bêtes féroces

    Rencontre avec Victor del Árbol pour Le Temps des bêtes féroces paru chez Actes Sud.

    Roman traduit de l’espagnol par Alexandra Carrasco.


    Víctor del Árbol est né à Barcelone en 1968.

    Après des études d’Histoire, il a travaillé dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne.

    Il est l’un des auteurs espagnols les plus traduits et les plus primés, grâce à des romans comme La tristesse du samouraï (2012), La veille de presque tout (2017) ou Le fils du père (2023).

    Toute son œuvre est publiée en français aux éditions Actes Sud.


    Le Temps des bêtes féroces


    Une jeune femme roule tranquillement à vélo sur une route escarpée de Lanzarote quand un bolide la percute et prend la fuite en la laissant pour morte.

    L'enquête déclenchée par l'apparent délit routier met au jour un stupéfiant réseau de secrets, de perversions et de vengeances, tel un séisme aux ondes de choc se propageant aux quatre coins du monde. Et c'est sur les crêtes des montagnes Volujak, à la frontière de la Bosnie-Herzégovine et du Monténégro, que se trouve son épicentre, quand quinze ans plus tôt un couple et ses deux enfants tentaient de fuir la guerre.


    Situé en 2008, au plus fort de la crise financière mondiale des subprimes, Le Temps des bêtes féroces explore les effets dévastateurs de la corruption des âmes et d'une soif de pouvoir impossible à rassasier. L'auteur y dénonce comme jamais les prédateurs, de proies animales autant qu'humaines, et la sauvagerie d'un monde où nul ne saurait être à l'abri du mal.


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    9 June 2026, 12:18 pm
  • 1 hour 21 minutes
    Jeanne Favret-Saada → L'impossible famille Rivière. Retour sur un triple meurtre en 1835

    Rencontre avec Jeanne Favret-Saada à l'occasion de la parution de L'impossible famille Rivière. Retour sur un triple meurtre en 1835 aux éditions Gallimard (février 2026).

    Dans le cadre de la journée de rencontres avec l'association Partager ses marque-pages.


    Jeanne Favret-Saada est une anthropologue française les plus connue. Elle est née en 1934 dans l'actuelle Tunisie.

    Elle a notamment travaillé sur la sorcellerie et est l'autrice aux éditions Gallimard d'un classique de l'ethnologique française du XXe siècle sur la sorcellerie dans le Bocage normand, Les mots, la morts, les sorts (1977) ou encore du livre Les sensibilités religieuses blessées. Christianismes, blasphèmes et cinéma 1965-1988 (Fayard, 2017).


    L'impossible famille Rivière. Retour sur un triple meurtre en 1835


    Le 3 juin 1835, un jeune paysan normand, Pierre Rivière, égorge sa mère, sa sœur et son frère avant de s'enfuir. Arrêté le mois suivant, il rédige, dans l'attente de son jugement, un Mémoire d'une cinquantaine de feuillets pour expliquer son geste. Condamné à mort, puis gracié, c'est-à-dire emprisonné à vie, il se suicide dans sa cellule en 1840.


    De cette affaire, il nous reste ce Mémoire très détaillé, redécouvert au début des années 1970 par Michel Foucault qui, entouré d'une petite équipe, en produisit l'édition. Jeanne Favret-Saada avait participé à cette entreprise éditoriale, qui se refusait à toute interprétation savante pour laisser la pleine page au jeune homme.


    Dans le présent ouvrage, l'anthropologue revient sur ce qui s'est joué en 1835 - des élites donnant la parole à un « subalterne » que son acte jugeait d'avance -, mais en s'attachant au fond de l'affaire : quelle suite d'événements a conduit Pierre Rivière à ce triple meurtre ?


    Contre l'interprétation qui réduit ce Mémoire à un discours psychotique, elle propose qu'on le soumette à une enquête qui conjoigne l'ethnologie et l'histoire. Elle examine ainsi les vingt-deux ans d'une vie familiale impossible, Victoire Rivière ayant refusé d'emblée la plupart des devoirs de l'épouse. Le mariage était alors régi par le Code civil napoléonien, pleinement confirmé par la coutume locale en matière de domination masculine. L'analyse serrée des péripéties rapportées par l'assassin montre alors les raisons de son geste meurtrier.


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    6 June 2026, 10:00 am
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