• 27 minutes 31 seconds
    Niels Schneider : «Le souvenir de mon frère disparu est très présent. J’ai fait du théâtre pour me rapprocher de lui»

    À 38 ans, Niels Schneider emble s’épanouir pleinement dans sa carrière. À l’affiche du film La Bataille de Gaulle, il a évoqué dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro son rapport au jeu et la manière dont il a appris, au fil des années, à se laisser davantage porter. «Je crains moins le lâcher-prise, ne pas connaître exactement mes répliques, me laisser surprendre par mon partenaire… Je me rends compte qu’il ne faut pas chercher à tout comprendre, il est important de garder une part d’ombre dans la fiction», explique l’acteur.


    Une liberté de jeu acquise avec l’expérience, mais aussi affinée par une plus grande exigence dans ses choix de projets. «Le plaisir de jouer ne va qu’en augmentant», confie-t-il à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «Quand on est un jeune comédien, on accepte les projets quand ils arrivent. En avançant, on travail davantage avec des personnes qu’on considère comme intéressantes. »


    Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.



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    12 July 2026, 6:30 pm
  • 27 minutes 46 seconds
    Niels Schneider : «On tombe souvent amoureux de quelqu’un qui, à la base, n’est pas son genre»

    En incarnant le général Leclerc dans La Bataille de Gaulle - L’âge de fer, Niels Schneider s’est plongé dans le destin d’une figure majeure de la France libre. Invité de l’émission «Conversations» de Madame Figaro, l’acteur s’est confié sur ce rôle qui l’a profondément marqué, mais aussi sur son rapport à son métier et à l’inattendu. «J’ai beaucoup d’admiration pour le général Leclerc, déclare-t-il. J’étais très attaché à lui. J’ai adoré tenter de me mettre dans sa peau pendant quelques mois, avec beaucoup d’humilité. C’était vraiment un honneur de le jouer.»


    Le comédien, qui partage la vie de Virginie Efira, a eu un véritable coup de cœur pour ce scénario qui explore les années les plus sombres de Charles de Gaulle. «Pour moi, Leclerc incarne l’homme d’action», explique-t-il à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «Alors que de Gaulle était en Angleterre, il était son prolongement sur le terrain. Il représente tout le contraire de ce que l’on attend d’un militaire classique.» Héros de la France libre, le général Leclerc s’est en effet imposé par un tempérament fougueux et une forte capacité d’initiative.


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    24 June 2026, 1:30 am
  • 27 minutes 58 seconds
    Flore Benguigui : «Mon blocage vocal était un symptôme révélateur de mon mal-être»

    Flore Benguigui sort son nouvel album, I-330, aux influences jazz, l’occasion pour la chanteuse de revenir sur les débuts de sa carrière musicale dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. «Comme mes parents n’étaient pas dans le milieu artistique et que je viens d’un tout petit village de 400 habitants dans le sud de la France, je n’imaginais pas du tout faire carrière dans la musique, explique-t-elle. Pour moi, c’était impossible.» L’artiste a néanmoins tenté sa chance à Paris, se produisant dans des clubs de jazz comme Le Baiser Salé. «C’était vraiment très précaire, confie-t-elle. Mais aussi très fun, et insouciant. J’avais 21 ans, j’étais à un stade où tout me paraissait possible et génial.» 


    À cette période, la chanteuse enchaîne les petits boulots, notamment dans la restauration, en parallèle de ses concerts. Sa rencontre avec L’Impératrice marque un tournant. «Quand je suis arrivée dans L’Impératrice, le groupe avait déjà un manager, un tourneur et un label, explique-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. J’ai très vite compris que je franchissais un cap dans la professionnalisation.» Dès lors, Flore Benguigui a commencé à vivre de sa musique.


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    20 June 2026, 1:30 am
  • 28 minutes 14 seconds
    Flore Benguigui : «Quand on fait des grandes scènes, on perd ce rapport de plaisir à la musique. Pour moi, c’était devenu un calvaire»

    Chanteuse à la voix douce et pénétrante, Flore Benguigui s’est confiée sur son nouvel album, «i-330», dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. Un projet jazz nourri par des influences qu’elle cultive depuis l’enfance, elle qui collectionnait déjà les albums des P’tits Loups du jazz. Sa première véritable rencontre avec ce genre musical s’est faite à travers Chet Baker. «Quand j’avais 15 ans, j’avais cette petite voix qui ne portait pas beaucoup, confie-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Et je me disais que je n’aurais jamais ma place en tant que chanteuse. Et Chet Baker, avec sa voix vraiment sur le fil, m’a ouvert cette possibilité.»


    Sa sensibilité grandit ensuite au contact d’amis musiciens avec lesquels elle s’est initiée au jazz. Avec «i-330», Flore Benguigui renoue ainsi avec cette passion adolescente. La chanteuse souhaite désormais trouver sa place dans un milieu encore dominé par les hommes, où les femmes restent peu représentées. «Les figures féminines dans le jazz ont été invisibilisées, effacées de l’histoire du fait de leur genre, explique-t-elle. Et je ne parle même pas encore des femmes racisées, qui ont eu beaucoup plus de difficultés à exercer leur métier.»


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    17 June 2026, 1:30 am
  • 28 minutes 11 seconds
    Perla Servan-Schreiber : «Avec Jean-Louis, nous étions deux solitaires, nécessaires l’un à l’autre»

    Partenaires dans la vie privée comme dans la vie professionnelle, Jean-Louis et Perla Servan-Schreiber ont vécu trente-quatre années d'amour véritable. Dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, la veuve et femme de lettres s’est confiée à cœur ouvert sur leur rencontre, un moment gravée dans sa mémoire. Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction, évoque même un coup de foudre. «De son côté, ça a été un coup de cœur, lui répond Perla Servan-Schreiber. Mais pas du mien, malheureusement.»


    Lorsque Jean-Louis Servan-Schreiber entre dans sa vie, l'écrivaine voit son quotidien et ses habitudes complètement bouleversés. «J’avais 43 ans, et je n’avais jamais vécu avec aucun de mes anciens partenaires, et je ne voulais pas avoir d’enfant», explique-t-elle. Cette rencontre a bouleversé sa manière de vivre. Très vite, son compagnon la convainc d’aménager ensemble. «Nous étions deux solitaires nécessaires l’un à l’autre», résume-t-elle. Avant d’ajouter, avec humour : «Heureusement, il avait eu la bonne idée de faire quatre enfants avant !»


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    13 June 2026, 1:30 am
  • 28 minutes 19 seconds
    Perla Servan-Schreiber : «Le jour du décès de Jean-Louis, je ne parvenais pas à comprendre véritablement qu’il n’était plus là»

    Invitée dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Perla Servan-Schreiber s’est confié sur le décès de son époux Jean-Louis Servan-Schreiber en 2020. Une épreuve difficile que l’écrivaine a racontée dans son nouveau livre Vivre après toi. «Ce projet est né d’un journal que j’ai tenu dès le lendemain de la mort de Jean-Louis, confie-t-elle. Je l’ai écrit pendant deux ans et puis, je l’ai mis de côté.» Une collaboratrice, qui a conservé ses textes, l’a encouragée à publier cet essai. «J’ai pensé que si cela pouvait aider quelqu’un qui traverse la même chose que moi, ça valait la peine d’essayer.»


    L'autrice a désormais fait son deuil , aidée par sa famille et par sa nature profonde. «Par chance, je suis née joyeuse, et cette joie a toujours réussi à percer le chagrin», explique Perla Servan-Schreiber à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. À 82 ans, elle se sent plus accomplie que jamais, libérée de tout questionnement. «La vie est pour moi devenue quelque chose de plus simple, qui alterne entre des mystères et des miracles.»


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    10 June 2026, 4:32 pm
  • 28 minutes 45 seconds
    Feu! Chatterton : « On est heureux de se sentir les passeurs d’une histoire, d’un patrimoine, d’une langue »

    Invités dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Arthur Teboul et Sébastien Wolf, les musiciens de Feu ! Chatterton ont interprété en live leur dernier titre, Allons voir. Une musique à l’image du groupe, à la fois mélancolique et porteuse d’espoir. «On a essayé de faire une chanson parfaite, explique Sébastien Wolf, guitariste du groupe. C’est un peu le défi de tous les chansonniers, d’aller à l’essentiel, de raconter des émotions et des idées en très peu de mots et très peu d’accords.» Pour les membres de Feu ! Chatterton, le processus de création est un moment de partage, presque suspendu.


    À leur discographie s’ajoutent également des adaptations de poèmes mis en musique, comme L’Affiche Rouge et Zone libre, tirés de l’œuvre de Louis Aragon. «C’est notre amour pour les textes d’Aragon et le coup de foudre pour ses poèmes qui nous pousse à les mettre en chanson», confie Arthur Teboul à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. «C’est le génie des plus grands poètes de continuer à nous parler au présent. On est heureux de se sentir les passeurs d’une histoire, d’un patrimoine, d’une langue.»


    Si leurs titres rencontrent aujourd’hui un large succès, la reconnaissance a mis du temps à s’installer pour Feu ! Chatterton. Sébastien Wolf évoque leurs débuts sur de petites scènes, dans des bars, avant d’atteindre des salles comme Bercy, un travail qui a mis une dizaine d’années à porter ses fruits. «Tu espères tellement quand tu débutes, confie Arthur Teboul. Personne ne croit en toi. Mes parents m’ont fait faire de longues études et se demandaient : “Qu’est-ce que tu vas faire de ta vie ?” Quand tu débutes, il y a cette obsession d’exister socialement, de vivre de ton métier.»


    Cette ascension progressive a permis au groupe de se consolider en se construisant à son rythme. «On pense que le succès rapide est une bénédiction, explique Arthur Teboul à Joseph Ghosn. Pour nous, ça a été une chance que les choses s’établissent dans le temps et mûrissent lentement. Sinon, on n’aurait sans doute pas tenu tous les cinq, ensemble.» Une patience qui a fini par payer : Feu ! Chatterton s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières de la scène française.


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    13 May 2026, 4:00 am
  • 26 minutes 30 seconds
    Feu! Chatterton : « Le jour de la rentrée au lycée, on s’est retrouvés à côté et on est tout de suite devenus amis »

    Arthur Teboul et Sébastien Wolf, membres du groupe Feu ! Chatterton, se sont rencontrés sur les bancs du lycée Louis-le-Grand. «Le jour de la rentrée en première, Arthur s’est retrouvé à côté de moi par hasard, et on est tout de suite devenus des amis», confie Sébastien Wolf. Un souvenir marqué par une entrée en matière singulière : «II m’a posé une question étrange : “Est-ce que tu es plutôt ou carnavalesque ?”» Un jeu de mots qui intrigue immédiatement le jeune guitariste. Près de vingt ans plus tard, leur complicité est intacte. Ensemble, ils ont dévoilé leur quatrième album, Labyrinthe, sorti en septembre 2025.


    Invités dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, les deux musiciens sont revenus sur leurs souvenirs d’adolescence et sur les influences qui nourrissent leur processus créatif. «Quand on compose et qu’on écrit, c’est au fond une discussion, une conversation», explique Sébastien Wolf à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. «Moi, j’utilise les instruments. Et Arthur, lui, utilise les mots. Et cette conversation nous mène vers une réflexion qui peut être politique ou très intime.»


    Au fil de l’entretien, les artistes évoquent les figures majeures qui ont façonné leur univers. Arthur Teboul livre notamment une déclaration d’amour à Jacques Brel : «J’aime ses chansons de toute mon âme depuis que je suis adolescent. Il y a une simplicité dans le choix des mots. C’est à l’os, presque nu. Et pourtant, on accède à une profondeur, à une sensation de la vie. Il arrive à capture tellement d’émotions.»

    Tous deux citent également Alain Bashung, qu’ils considèrent comme «l’un des premiers maîtres du groupe». «Écouter ses albums a toujours été une boussole pour nous, pour comprendre comment il faisait, car c’est ce qu’on cherche à accomplir», confie Sébastien Wolf à Joseph Ghosn. Avant d’ajouter : «Parfois, il faut aussi savoir l’oublier, sinon on pourrait avoir tendance à avoir envie de le plagier.» Le guitariste rappelle que le nom Feu ! Chatterton ne rend pas seulement hommage au poète Thomas Chatterton, mais fait aussi écho au neuvième album studio d’Alain Bashung.


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    6 May 2026, 6:00 pm
  • 28 minutes 21 seconds
    Olivier Nakache : « Vivre avec des gens nostalgiques, c’est assez pénible »

    «Les années 1980 étaient d’une richesse culturelle, que ce soit sur le plan cinématographique, musical, et même littéraire, si dense que chacun pouvait y trouver son compte.» Invité dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro aux côtés de son copilote Éric Toledano, Olivier Nakache s’est laissé porter par un vent de nostalgie en évoquant ses souvenirs d’adolescence. «On était en tribu, en tribu vestimentaire et en tribu musicale, a-t-il confié à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «J’ai été dans ce qu’on appelait le New Wave, Cold Wave, à fond la caisse, et pendant 4-5 ans, je m’habillais en noir, comme Robert Smith. Éric, lui, était plus funk.» Dans leur neuvième film, Juste une illusion, les deux cinéastes et amis d’enfance disent ainsi s’être nourris des réminiscences de leurs jeunesses pour construire leurs personnages.

    Comme un miroir de leur propre vie, le long-métrage puise également dans l’héritage de leurs parents, venus s’installer en France lorsqu’ils étaient encore enfants. Une histoire qui résonne avec la leur, comme l’évoque Éric Toledano : «On raconte la figure d’un père nord-africain, arrivé avec beaucoup de certitudes, et qui, dans un autre pays, sur un autre continent et face à une autre culture a dû se confronter à d’autres croyances». Et Olivier Nakache d’ajouter quant à lui : «On a grandi dans un environnement nostalgique, avec des images au mur du Maroc ou de l’Algérie».


    Une nostalgie qui semble tout de même avoir un temps pesé sur eux. «Quand on est jeune, on s’en fout. On n’a pas envie d’entendre la nostalgie. On a envie de regarder devant», a renchéri Toledano, confiant cependant qu’avec l’âge, il comprend mieux ses parents, et leur pardonne sa mélancolie.


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    29 April 2026, 3:00 am
  • 28 minutes 11 seconds
    Olivier Nakache et Éric Toledano : «On se souvient tous du premier baiser»

    Le duo Nakache-Toledano signe un nouveau chapitre de sa complicité cinématographique. Juste une illusion, en salles depuis le 15 avril, plonge dans le quotidien d’une famille dans les années 1980, autour des premiers émois amoureux et du passage à l’adolescence. «Quasiment 100% du film est vrai», a confié Olivier Nakache dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. «On a souvent parlé de nous à travers nos films, notamment dans Nos jours heureux, Hors normes, et même Le Sens de la fête. Mais là, on est allés un peu plus profondément dans le sillon qu’on tente de creuser. C’est une autobiographie à deux. On y a mis toute notre intimité.» Dans le film, Camille Cottin et Louis Garrel incarnent un couple marié, inspiré directement par les parents des deux réalisateurs.

    En revenant au cœur de leur enfance, ils soulèvent des questions qui résonnent encore aujourd’hui. «Ce sont des années de paradoxe : l’arrivée de la gauche et le début du chômage, la liberté, la solidarité, le virus du sida, SOS racisme… il y a plein de choses qui se passent. À travers cette famille, on a voulu raconter l’époque», explique Éric Toledano à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction.


    Dans Juste une illusion, les réalisateurs ont voulu dépeindre ce passage délicat entre l’enfance et l’âge adulte. «À l’adolescence, il y a un tout petit moment qui ne dure pas longtemps, où l’on est entre l’enfance et l’adolescence. C’est comme un lever de soleil. C’est vraiment très émouvant», décrit Éric Toledano. Olivier Nakache, lui, se souvient de ses premiers émois. «On se souvient tous du premier baiser, on a tous en mémoire la fois où elle nous a regardés et où il s’est passé quelque chose.»

    L'adolescence est aussi le temps des grandes questions. Les deux cinéastes se sont remémoré les jeunes adultes qu’ils étaient et les interrogations existentielles qui les traversaient. «On s’est posé cette question, à un moment donné : “On est d’abord quoi ? On est français, on est juifs, nos parents parlent arabe, ils viennent d’Algérie, du Maroc, et nous, on est d’abord quoi ?», confie Olivier Nakache. Avec le temps, tous deux ont appris à comprendre les parcours et les sacrifices de leurs parents — et c’est cet hommage que leur rend Juste une illusion.

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    25 April 2026, 3:00 am
  • 27 minutes 45 seconds
    Ludivine Sagnier dévoile ses premiers souvenirs de Marion Cotillard à 12 ans : «Elle avait déjà une certitude»

    Invitée sur le canapé de l’émission Conversations, Ludivine Sagnier est revenue sur ses premiers pas dans le monde du spectacle. Elle raconte comment le théâtre et le cinéma sont entrés dans sa vie presque par hasard. «Je ne voyais pas ça comme un métier à cette époque», confie-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de Madame Figaro. «À cet âge-là, j’ai croisé beaucoup de gens qui sont devenus acteurs plus tard. Par exemple, Marion Cotillard qui avait 12 ans lorsque j’en avais 9. Elle avait déjà une certitude et une détermination. Elle savait ce qu’elle voulait faire. Elle a suivi son étoile. Alors que pour moi, ce n’était pas du tout un rêve. »


    Malgré ses doutes, Ludivine Sagnier n’a jamais vraiment quitté cet univers. Enfant, elle enchaîne les tournages, sans pour autant se projeter dans une carrière d’actrice, encouragée par des parents attentifs à préserver son équilibre. «Quand j’étais petite, je tournais ici et là pendant les vacances scolaires, explique-t-elle. Mes parents étaient assez stricts, il ne fallait pas que ça mette en péril ma scolarité. À 13 ans, j’ai commencé à faire des doublages de films.» Une immersion progressive dans le milieu artistique qui a fini par dessiner naturellement sa voie.


    Lors de l’entretien, la comédienne a évoqué les figures qui l’ont profondément marquée, affinant sa sensibilité. Ludivine Sagnier a notamment mentionné des artistes dont la puissance émotionnelle continue de l’accompagner dans son travail. «Les voix qui m’ont le plus émue sont celles de Billie Holliday, d’Ella Fitzgerald, de Nina Simone confie-t-elle à Joseph Ghosn. J’aime ces voix chargées d’émotion et toujours très dignes.»


    Au-delà des artistes, Ludivine Sagnier admire aussi celles qui s’engagent dans des combats collectifs. Sensible aux questions politiques et sociales, elle confie son respect pour les activistes. «Je suis impressionnée par cette envie de militer, de se battre pour la liberté, pour la paix, déclare-t-elle. Moi, je signe des pétitions, je vais à des rassemblements, c’est très peu. Je trouve que les femmes qui consacrent leur vie à ces combats sont de véritables héroïnes.» Une forme d’engagement discret, mais assumé d’une actrice attentive au monde qui l’entoure.


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    15 April 2026, 1:30 am
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