• 43 minutes 11 seconds
    48 ‱ MĂ©diation difficile, corps incertain, espoir fragile — Journal Audio #4

    Bienvenue dans ce journal audio du 19/04 au 24/06 2024.


    Franchement, aller Ă  cette mĂ©diation, c’était pas simple. Julie avait dĂ©jĂ  tout dit dans son courrier, et on se demandait ce qu’un rendez-vous allait changer. On craignait que ça ressemble Ă  la gynĂ©co, oĂč on raconte notre vĂ©cu et en face, ils justifient leurs actes. C’est un peu ce qui s’est passĂ©. Ils ont reconnu des erreurs, surtout sur la communication et l’accueil, et veulent amĂ©liorer les choses. C’est positif. Mais Ă  chaque fois qu’on parlait, c’était pour nous expliquer pourquoi, au lieu d’écouter ce que ça nous a fait. C’était Ă©puisant.


    Ce qui m’a vraiment agacĂ©, c’est la reprĂ©sentante de la direction qui nous a dit qu’en tant que maman, on n’aurait pas dĂ» parler de la grossesse Ă  notre fille, qu’il faut attendre trois mois. Elle a donnĂ© son avis perso comme une vĂ©ritĂ©, alors que ce n’était pas le sujet. On n’est pas venus pour ĂȘtre jugĂ©s, mais pour parler d’une prise en charge catastrophique. En plus, on n’avait pas le choix : c’était 4h du matin, personne pour garder notre fille, elle a vu sa mĂšre mal en point. Je lui ai demandĂ© : « vous vouliez qu’on lui dise quoi ? » Silence.


    Ensuite, il y a ce truc Ă©trange avec le corps. Julie a des nausĂ©es, et on s’accroche Ă  l’espoir. MĂȘme avec un test nĂ©gatif, on se dit « peut-ĂȘtre trop tĂŽt ». C’est un mĂ©lange d’espoir et de rĂ©alisme, difficile Ă  gĂ©rer.


    De mon cĂŽtĂ©, je dĂ©couvre les pannes d’érection Ă  33 ans, sous la pression des essais bĂ©bĂ©. Le sexe est devenu une mission, un « moyen pour ». Je cogite trop, je veux contrĂŽler, et ça bloque. Plus on veut, moins ça marche. C’est frustrant et ça renvoie Ă  mes vieux dĂ©mons de performance. C’est un sujet tabou entre hommes, mais je voulais en parler, pour montrer qu’on n’est pas seuls.

    J’avais appris Ă  voir le sexe comme un moment de plaisir, pas un objectif, mais avec les essais bĂ©bĂ©, tout change. Chaque rapport doit ĂȘtre « le bon ». DĂšs qu’un dĂ©tail perturbe, je dĂ©croche. Je sais que c’est con, mais c’est lĂ . Les vacances et en parler avec Julie m’ont aidĂ© Ă  relĂącher un peu la pression.


    Les symptĂŽmes prĂ©menstruels sont devenus un sketch : nausĂ©es, sensibilitĂ© aux odeurs, tout peut ĂȘtre signe ou faux signe. Ça fait 3-4 mois comme ça. Et on approche du cap symbolique d’un an qu’on essaie, un an depuis le deuil. Ça pĂšse.

    ParallĂšlement, on ferme notre sociĂ©tĂ© et tourne la page sur une affaire lourde. Deux poids qui se lĂšvent presque en mĂȘme temps, offrant de l’espace pour respirer et reconstruire.


    C’est une pĂ©riode bizarre, entre bilans, frustrations et dĂ©bloquages. On espĂšre que ça ira mieux.

    Puis il y a des moments plus doux, comme quand Julie me raconte un rĂȘve oĂč elle Ă©tait enceinte. Un petit sourire dans ce tourbillon.

    Un cycle bizarre : spotting deux fois, test avec une barre trĂšs lĂ©gĂšre, puis rĂšgles. Julie ne m’a pas dit tout de suite, voulait m’épargner. Elle est triste, et moi je comprends pas pourquoi au dĂ©but. Ce petit espoir qui s’effondre.

    Elle a fait des tests pour la progestĂ©rone, suspectant un manque. Test d’ovulation Ă©trange, test de grossesse positif, taux HCG bas mais confirmĂ©. On ne sait pas si c’est une fausse couche, une grossesse lente ou extra-utĂ©rine. On doit refaire des tests et voir la sage-femme. C’est flou, on est perdus.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    3 August 2025, 1:45 pm
  • 40 minutes 52 seconds
    47 ‱ Dit-on je t'aime trop souvent ou pas assez ?

    Est-ce qu'on dit assez souvent "je t'aime" à nos proches ? Est-ce que ça veut toujours dire quelque chose d'aussi fort à force de le répéter ?

    Dans cet Ă©pisode, on plonge vraiment au cƓur du sujet. On commence avec des petites anecdotes, comme celle de notre fille qui dit des "je t'aime" trĂšs facilement Ă  tout le monde. Ça peut ĂȘtre Ă  ses copains de classe, Ă  la caissiĂšre du supermarchĂ©, ou mĂȘme Ă  des inconnus. Et lĂ , on se demande : est-ce que c'est pas un peu trop ? Mais en mĂȘme temps, c'est tellement pur et sincĂšre qu'on en vient Ă  se questionner sur notre propre rapport Ă  ces mots.


    ❀ Envie de venir papoter de sujets autour de la parentalitĂ© ? 


    On explore aussi ce que ça veut dire pour nous, adultes, de dire "je t'aime." Est-ce que ça nous vient naturellement ou est-ce qu'on a tendance Ă  se retenir ? Est-ce qu'on pense que nos actions parlent d'elles-mĂȘmes et que les mots sont superflus, ou est-ce qu'on a peur de paraĂźtre vulnĂ©rables en les disant ? Franchement, moi-mĂȘme je me rends compte que parfois, je ne le dis pas assez. On parle aussi des barriĂšres qu'on se met, parfois inconsciemment, Ă  cause de notre Ă©ducation ou de nos expĂ©riences passĂ©es.


    Il y a un moment dans l'Ă©pisode oĂč on rĂ©flĂ©chit Ă  comment nos parents nous ont (ou pas) dit "je t'aime" et comment ça a influencĂ© notre façon de communiquer aujourd'hui. Pour certains d'entre nous, dire "je t'aime" n'Ă©tait pas vraiment dans le vocabulaire quotidien Ă  la maison. Mais est-ce que ça veut dire qu'il y avait moins d'amour ? Pas forcĂ©ment. Alors on essaie de comprendre comment on peut casser ce cycle, ou au contraire, l'entretenir si on est dans une dynamique oĂč les mots circulent librement.


    Et puis, il y a aussi cette réflexion sur le fait de trop dire "je t'aime." Est-ce que ça dilue la signification de ces mots ? Si on le dit tout le temps, est-ce que ça devient juste une phrase automatique, sans véritable émotion derriÚre ? On se pose vraiment la question et on essaie d'y répondre ensemble, sans jugement.


    Ce que j'adore dans cet Ă©pisode, c'est qu'il est Ă  la fois lĂ©ger et profond. On rit, on se remĂ©more des souvenirs, mais on se prend aussi des petites claques de rĂ©alitĂ©. C'est un peu comme une thĂ©rapie de groupe, mais sans la pression d'avoir Ă  trouver toutes les rĂ©ponses. On discute de nos expĂ©riences, de nos maladresses, de nos succĂšs, et on rĂ©alise qu'on est tous dans le mĂȘme bateau, Ă  essayer de naviguer entre ce qu'on ressent et ce qu'on exprime.


    Et au final, ce que vous allez dĂ©couvrir en Ă©coutant cet Ă©pisode, c'est que dire "je t'aime", c'est plus qu'une simple phrase. C'est un acte de courage, d'humilitĂ©, et parfois, c'est juste un moyen de se rappeler qu'on est humains et qu'on a besoin les uns des autres. Alors si vous avez dĂ©jĂ  ressenti ce petit pincement au cƓur en vous demandant si vous devriez dire "je t'aime" plus souvent, ou si vous ĂȘtes simplement curieux de savoir comment d'autres vivent cette question, cet Ă©pisode est pour vous.


    Prenez une boisson, installez-vous confortablement, et laissez-vous porter par cette conversation pleine d'amour, de rires, et de sincĂ©ritĂ©. Vous verrez, c'est un vrai moment de douceur, mais aussi de rĂ©flexion. Alors, bonne Ă©coute et surtout, n'oubliez pas de dire "je t'aime" Ă  ceux qui comptent pour vous, mĂȘme si ça fait bizarre au dĂ©but. Parce que finalement, on ne le dit jamais trop.


    Retrouve-nous sur 👇

    ❀ Instagram @KinokoRemi

    ❀ Instagram @KinokoJulie

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    24 December 2024, 1:05 pm
  • 47 minutes 4 seconds
    46 ‱ Bilans, montagnes russes Ă©motionnelles et thĂ©rapies — Journal Audio #3

    Enregistrement du 31 janvier 2024.

    Pour retrouver l'épisode précédent du journal audio, écoutez l'épisode 42 de Gros Cùlin.

    Ça fait plus d’un mois que je n’ai pas pris le temps de m’enregistrer. Entre les fĂȘtes, les rendez-vous mĂ©dicaux, les rĂ©flexions personnelles et les montagnes russes Ă©motionnelles, le temps a filĂ©. Alors, qu’est-ce qui s’est passĂ© depuis ?


    Les suites médicales : un parcours pas si simple

    Nous avons eu le dernier rendez-vous de contrĂŽle avec le gynĂ©cologue dĂ©but janvier. Le problĂšme du rĂ©sidu de tissu dans l’utĂ©rus semblait enfin se rĂ©sorber, mĂȘme si les mĂ©dicaments n’ont pas fonctionnĂ© comme espĂ©rĂ©. À force d’attente et de consultations, on a fini par entendre des mots rassurants : la situation semblait maĂźtrisĂ©e, et les soupçons d’adĂ©nomyose ou d’endomĂ©triose ont Ă©tĂ© clarifiĂ©s. Le gynĂ©cologue a pris le temps d’expliquer que la douleur n’était pas toujours proportionnelle Ă  la quantitĂ© d’endomĂ©triose visible sur les examens, ce qui a aidĂ© Julie Ă  se sentir mieux prise en compte.

    Par ailleurs, il nous a aussi rassurĂ©s sur l’incompatibilitĂ© de RhĂ©sus, une source d’angoisse. Apparemment, les cas graves restent extrĂȘmement rares, ce qui a permis de respirer un peu sur ce front.


    Julie a ressenti le besoin de reprendre des sĂ©ances de thĂ©rapie, et je l’ai encouragĂ©e. Elle avait dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ© l’EMDR il y a quelques annĂ©es avec succĂšs, et cela semblait une bonne option pour traiter les traumatismes rĂ©cents. De mon cĂŽtĂ©, sa psychologue a gentiment soulevĂ© une question pertinente : « Et vous, avez-vous pensĂ© Ă  voir quelqu’un ? »

    HonnĂȘtement, je ne ressentais pas le besoin immĂ©diat. Mais en creusant, certaines choses ont refait surface. Cette incapacitĂ© Ă  pleurer dans des moments de deuil, cette tension intrafamiliale pendant les fĂȘtes de fin d’annĂ©e qui revient en boucle dans ma tĂȘte, et ce besoin constant d’un regard extĂ©rieur pour valider ou Ă©clairer certaines choses... Tout cela m’a poussĂ© Ă  envisager sĂ©rieusement une nouvelle thĂ©rapie.

    Cependant, en rĂ©flĂ©chissant Ă  ma prĂ©cĂ©dente expĂ©rience, j’ai rĂ©alisĂ© que, mĂȘme si elle avait Ă©tĂ© globalement positive, certaines approches ou comportements de ma thĂ©rapeute m’avaient laissĂ© perplexe. Alors, plutĂŽt que de retourner la voir, je me suis dĂ©cidĂ© Ă  consulter quelqu’un de nouveau. Rendez-vous pris pour la mi-fĂ©vrier.


    Un autre sujet dĂ©licat qui revient souvent ces derniers temps, c’est notre fille. Avec toute son innocence, elle Ă©voque frĂ©quemment son envie d’avoir un petit frĂšre ou une petite sƓur. Ce n’est pas une demande insistante, mais plutĂŽt une projection naĂŻve et rĂ©guliĂšre sur le futur. Cela nous rappelle constamment notre propre impatience et nos difficultĂ©s, ce qui peut parfois ĂȘtre lourd Ă  porter.

    Nous avons aussi essayĂ© de mieux comprendre le cycle de Julie en utilisant des tests d’ovulation. Jusqu’à prĂ©sent, cela n’a pas vraiment clarifiĂ© la situation. Les rĂ©sultats sont ambigus, ce qui rajoute un peu plus de confusion et de frustration.


    Enfin, il faut le dire, cet hiver est une épreuve en soi. Entre les rinites, sinusites, bronchites et autres joyeusetés, nous enchaßnons les maladies depuis décembre. Quatre mois de microbes constants, ça finit par peser sur le moral et les forces.

    Nous avançons, un jour aprĂšs l’autre. Les montagnes russes Ă©motionnelles ne s’arrĂȘtent pas, mais au moins, nous essayons de mieux les comprendre et de les gĂ©rer. Le rendez-vous avec la nouvelle thĂ©rapeute approche, et j’espĂšre que ce sera un pas en avant pour sortir des cycles de pensĂ©e qui tournent en boucle.

    Ce journal audio me permet de poser les choses, de prendre du recul et d’organiser un peu le chaos dans ma tĂȘte. Je reviendrai enregistrer aprĂšs cette premiĂšre sĂ©ance pour voir ce que cela m’apporte.

    À suivre.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    10 December 2024, 4:00 am
  • 49 minutes 18 seconds
    45 ‱ Comment on a parlĂ© de la mort Ă  notre fille

    Parler de la mort Ă  ses enfants, franchement, c’est un sujet qui met toujours un peu mal Ă  l’aise. On a peur de dire un truc qui va les chambouler, on a peur de ne pas en dire assez, ou trop
 et au final, on se retrouve Ă  balbutier ou Ă  remettre ça Ă  plus tard. Mais le truc, c’est que la mort, ça fait partie de la vie, et tĂŽt ou tard, ils vont poser des questions ou y ĂȘtre confrontĂ©s. Et lĂ , on fait quoi ?


    💌 Envie de rejoindre l'espace de discussions autour de la parentalitĂ© ?

    👉 Ça se passe par ici !


    HonnĂȘtement, je ne pense pas qu’il existe une solution parfaite ou une façon universelle d’aborder le sujet. Chaque enfant est diffĂ©rent, et nous, les parents, on fait comme on peut avec nos propres Ă©motions et nos propres croyances. Mais je crois que la base, c’est d’ĂȘtre sincĂšre, dans la mesure oĂč l’enfant est capable de comprendre. Et pour ça, il faut d’abord Ă©couter. Qu’est-ce qu’ils savent dĂ©jĂ  ? Qu’est-ce qu’ils veulent vraiment savoir ? Parfois, leurs questions sont bien plus simples que ce qu’on imagine.


    Quand un enfant demande : « C’est quoi la mort ? », ce n’est pas forcĂ©ment l’occasion de lui faire un exposĂ© mĂ©taphysique. Peut-ĂȘtre qu’ils veulent juste savoir pourquoi le poisson rouge ne bouge plus. LĂ , il faut ĂȘtre clair, mĂȘme si c’est dur : « La mort, c’est quand le corps arrĂȘte de fonctionner. Le poisson ne respirera plus, il ne mangera plus. » Et c’est tout. Pas besoin de leur donner tout le poids de nos angoisses existentielles.


    Mais parfois, leurs questions vont plus loin : « OĂč il est, aprĂšs ? », « Ça arrive Ă  tout le monde ? », « Est-ce que toi aussi, tu vas mourir ? » Et lĂ , on entre dans le dur. Perso, je pense qu’il faut adapter ses rĂ©ponses Ă  son propre ressenti et Ă  ce que l’enfant peut comprendre Ă  son Ăąge. Certains prĂ©fĂšrent parler de leurs croyances religieuses ou spirituelles, d’autres restent trĂšs terre-Ă -terre. Ce qui compte, c’est de ne pas minimiser leurs Ă©motions ni Ă©viter leurs questions. MĂȘme si on ne sait pas quoi rĂ©pondre, on peut dire : « Je ne sais pas exactement, mais on peut en parler ensemble. »


    Le plus compliquĂ©, c’est quand la mort touche quelqu’un de proche. LĂ , on est soi-mĂȘme en plein dedans, avec notre propre peine, et il faut en plus trouver les mots pour un enfant. C’est dur, parce qu’on veut les protĂ©ger, mais en mĂȘme temps, il ne faut pas faire comme si de rien n’était. Les enfants sentent tout, ils savent quand quelque chose ne va pas. Alors, leur dire la vĂ©ritĂ©, avec douceur, c’est important. Par exemple : « Mamie est morte, et c’est normal d’ĂȘtre triste, moi aussi je le suis. Si tu veux pleurer ou poser des questions, je suis lĂ . »


    Et puis, il y a cette fameuse peur de leur donner « trop d’informations ». Pourtant, je pense que les enfants sont souvent plus rĂ©silients qu’on ne le croit. Ce n’est pas parce qu’ils pleurent ou qu’ils ont peur qu’on a fait une erreur en leur parlant. Au contraire, c’est l’occasion de leur montrer qu’ils ont le droit de ressentir des Ă©motions et de les exprimer. Parler de la mort, c’est aussi une façon de leur apprendre Ă  vivre avec, Ă  comprendre que c’est une partie de la vie.


    Alors non, il n’y a pas de mode d’emploi, et on ne saura jamais si on a fait « comme il faut ». Mais si on reste Ă  l’écoute, sincĂšre et bienveillant, je crois qu’on peut les accompagner au mieux dans ce sujet si complexe.


    Retrouve-nous sur 👇

    ❀ Instagram @KinokoRemi

    ❀ Instagram @KinokoJulie

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    26 November 2024, 6:00 am
  • 47 minutes 48 seconds
    44 ‱ On a arrĂȘtĂ© l'Instruction En Famille

    ArrĂȘter l’instruction en famille a Ă©tĂ© une dĂ©cision difficile mais simple Ă  la fois : dĂšs le dĂ©but, on s'Ă©tait promis de respecter la volontĂ© de notre fille si elle exprimait le dĂ©sir d’aller Ă  l’école. Avec ma mĂ©fiance envers le systĂšme scolaire, c’était un pari sur la confiance, et je pensais naĂŻvement qu'elle mettrait plus de temps Ă  s’intĂ©resser Ă  l’école. Mais voilĂ , pour sa rentrĂ©e en grande section de maternelle, elle m’a clairement dit qu’elle voulait y aller, curieuse de dĂ©couvrir ce monde que je lui avais en quelque sorte dĂ©crit de maniĂšre indirecte, sans filtre, en mentionnant les copains, les maĂźtresses, les activitĂ©s de groupe, et tout ce qui la fascinait dans cette idĂ©e de "l'Ă©cole".


    Pour en savoir sur les raisons qui nous ont poussé à faire le choix de l'école à la maison, écoutez l'épisode 31.


    Lui faire cette place, c’était Ă  la fois un soulagement et une mĂ©lancolie. En tant que parent en IEF, on a cette proximitĂ© au quotidien, ce privilĂšge de voir chaque Ă©tape, chaque rĂ©flexion, chaque moment d’apprentissage en direct. Soudain, la voir partir le matin, la voir grandir dans un environnement que je ne contrĂŽle pas complĂštement, ça fait bizarre, mais je suis content pour elle. J’adore l’entendre raconter ses journĂ©es, les copains qu’elle se fait, les jeux qu’elle dĂ©couvre et les choses qu’elle apprend. Et elle est si heureuse d’y aller, c’est vraiment ça le plus important pour moi.


    💌 Envie de rejoindre l'espace de discussions autour de la parentalitĂ© ?

    👉 Ça se passe par ici !


    La mĂ©lancolie est lĂ , bien sĂ»r. On passe moins de temps ensemble, nos journĂ©es ne sont plus rythmĂ©es par nos propres choix d’apprentissage, par notre petite bulle d’IEF. Mais c’est comme ça que ça devait se passer, finalement. Je lui ai donnĂ© les bases, la confiance, l’envie de dĂ©couvrir le monde, et maintenant elle le fait Ă  sa maniĂšre, dans un cadre qui lui plaĂźt.


    Ce mĂ©lange d’émotions est toujours lĂ , entre le manque de ces moments partagĂ©s et la fiertĂ© de la voir s’épanouir dans un autre cadre. Mais je sais que c’était la bonne dĂ©cision. Elle explore, elle grandit, et c’est exactement ce que je voulais pour elle, mĂȘme si ça signifie parfois de la regarder partir et de la retrouver plus grande, plus indĂ©pendante Ă  chaque retour.


    Retrouve-nous sur 👇

    ❀ Envie de venir papoter de sujets autour de la parentalitĂ© ? 

    ❀ Instagram @KinokoRemi

    ❀ Instagram @KinokoJulie

    ❀ Kinoko.fr 

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    12 November 2024, 2:56 pm
  • 48 minutes 11 seconds
    43 ‱ Pourquoi on ne montre pas notre fille sur les rĂ©seaux sociaux

    On plonge dans le débat sur l'exposition des enfants sur les réseaux sociaux. C'est un sujet brûlant, et on y va franchement, en partageant nos réflexions sur cette question de la parentalité contemporaine.

    💌 Envie de participer aux kinokourriers, un courrier du coeur sur la parentalitĂ© ?
    👉 Ça se passe par ici  !

    On commence par reconnaĂźtre Ă  quel point nos enfants sont partout en ligne, et on se demande vraiment jusqu'oĂč ça peut aller. On parle des dangers, des risques pour leur vie privĂ©e et de la perte de contrĂŽle sur ce qu'on partage.

    Puis, on se met à réfléchir sérieusement sur le rÎle des parents dans tout ça. Est-ce qu'on a vraiment réfléchi à pourquoi on poste les photos de nos gamins en ligne ? Est-ce qu'on prend assez de temps pour fixer des limites claires ?

    On se rend compte qu'il y a toute une question de responsabilité. On parle de se tenir au courant des lois et des recommandations, de chercher des conseils pour savoir comment naviguer dans ce nouveau monde numérique en tant que parents.

    Et en fin de compte, on se dit que c'est pas une question facile.

    Ça demande vraiment de la rĂ©flexion, de l'attention, et peut-ĂȘtre mĂȘme un peu d'aide extĂ©rieure. Mais on est tous d'accord sur une chose : on veut le meilleur pour nos enfants, mĂȘme si ça veut dire parfois devoir repenser nos habitudes en ligne.


    Retrouve-nous sur 👇

    ❀ Envie de venir papoter de sujets autour de la parentalitĂ© ? 

    ❀ Instagram @KinokoRemi
    ❀ Instagram @KinokoJulie
    ❀ Kinoko.fr 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    7 February 2024, 5:34 pm
  • 50 minutes 26 seconds
    42 ‱ Perte de grossesse — Journal Audio #2

    Perdre une grossesse est une expérience déchirante et bouleversante qui défie toute capacité à trouver des mots pour exprimer adéquatement la douleur qui l'accompagne. Chaque mot prononcé semble insuffisant pour décrire l'abßme de chagrin, de perte et d'incompréhension dans lequel on se trouve plongé.

    Dans les semaines qui ont suivi cette perte, j'ai Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  un mĂ©lange complexe d'Ă©motions. La tristesse est omniprĂ©sente, pesant sur chaque moment de la journĂ©e, chaque interaction, chaque pensĂ©e. C'est comme porter un fardeau invisible et oppressant qui semble impossible Ă  secouer. La douleur est si profonde, si palpable, qu'elle devient une partie intĂ©grante de votre ĂȘtre, vous accompagnant Ă  chaque instant.

    Pourtant, au-delĂ  de la tristesse, il y a aussi de la colĂšre. Une colĂšre sourde, dirigĂ©e vers l'injustice de la situation, vers le fait que quelque chose d'aussi beau puisse ĂȘtre arrachĂ© si brutalement. On se demande pourquoi cela devait arriver, pourquoi nous devons endurer une telle souffrance. On se sent impuissant, enragĂ© contre le destin, contre les circonstances, contre tout ce qui a menĂ© Ă  cette perte.

    Et puis il y a l'incomprĂ©hension. Un sentiment d'incrĂ©dulitĂ© face Ă  la rĂ©alitĂ© de ce qui s'est passĂ©. On se demande comment cela a pu arriver, si cela aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ©, si nous aurions pu faire quelque chose diffĂ©remment. On se pose des questions sans rĂ©ponses, cherchant dĂ©sespĂ©rĂ©ment Ă  comprendre ce qui s'est passĂ©, pourquoi cela nous est arrivĂ©.

    Dans ces moments sombres, on se sent souvent seul, isolĂ© dans notre chagrin, coupĂ© du reste du monde. MĂȘme si nous sommes entourĂ©s de proches aimants, la douleur est si personnelle, si intime, qu'il semble impossible de la partager vraiment avec quiconque. On se sent incompris, malgrĂ© les meilleures intentions des autres, car personne ne peut rĂ©ellement comprendre la profondeur de notre douleur.

    Pourtant, au milieu de toute cette douleur et cette souffrance, il y a aussi de l'espoir. Un mince rayon de lumiĂšre qui perce les tĂ©nĂšbres, nous rappelant que mĂȘme dans les moments les plus sombres, il y a encore de la beautĂ© et de la bontĂ© dans le monde. On trouve du rĂ©confort dans les bras de nos proches, dans les souvenirs des moments heureux que nous avons partagĂ©s avec notre enfant Ă  naĂźtre, dans la promesse d'un avenir meilleur malgrĂ© tout.

    Perdre une grossesse est une Ă©preuve difficile, mais c'est aussi une leçon de rĂ©silience, de courage et d'amour. C'est une invitation Ă  embrasser pleinement la gamme complexe d'Ă©motions humaines, Ă  accepter la douleur aussi bien que la joie, la tristesse aussi bien que l'espoir. C'est un rappel poignant de la fragilitĂ© de la vie et de la force de l'esprit humain pour surmonter l'adversitĂ©. Et c'est, en fin de compte, une affirmation de la beautĂ© et de la valeur de chaque vie, mĂȘme si elle est interrompue trop tĂŽt.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    31 January 2024, 4:00 am
  • 1 hour 4 minutes
    41 ‱ Le dĂ©sir d'un deuxiĂšme enfant — Journal Audio #1

    Voici le premier Ă©pisode de MĂ©moire, la sĂ©rie oĂč je vous partage les enregistrements de mon journal de bord audio. Je navigue sur un drĂŽle de navire : ma parentalitĂ© et ma vie de famille. Dans MĂ©moire je vous partage mes introspections et les questionnements de mon quotidien.

    Pour ce premier épisode de Mémoire, je me suis beaucoup interrogé autour du désir du deuxiÚme enfant, les deux suspicions de fausse couches que l'on a traversé l'été dernier et les deux mois de grossesse qu'on a eu la chance de vivre à la fin de l'année.

    💌 Envie de participer aux kinokourriers, un courrier du coeur sur la parentalitĂ© ?
    👉 Ça se passe par ici  !

    Le désir d'avoir un deuxiÚme enfant est une expérience profondément personnelle, teintée d'une multitude d'émotions allant de l'excitation à l'appréhension. C'est un voyage souvent complexe, façonné par des expériences passées, des espoirs renouvelés et une série de défis émotionnels. Ce désir reflÚte souvent la volonté d'élargir une famille, de créer de nouveaux liens et de multiplier l'amour déjà présent.


    Au cƓur de ce dĂ©sir rĂ©side souvent une forme d'anticipation, un espoir joyeux de voir une nouvelle vie s'Ă©panouir au sein de la famille. Cependant, cette anticipation est souvent accompagnĂ©e d'une prudence subtile, surtout lorsque des expĂ©riences passĂ©es ont laissĂ© des cicatrices Ă©motionnelles. Le spectre de la perte peut jeter une ombre sur le chemin, crĂ©ant une tension entre le dĂ©sir d'avancer et la crainte des souffrances.


    La premiĂšre Ă©tape de ce voyage implique souvent une introspection profonde, tant individuelle que partagĂ©e avec le partenaire. Les couples naviguent Ă  travers leurs Ă©motions, discutent de leurs aspirations et confrontent parfois les peurs rĂ©siduelles. Cette phase est caractĂ©risĂ©e par une communication ouverte et honnĂȘte, oĂč les partenaires explorent ensemble leur dĂ©sir commun d'Ă©largir leur famille.


    Lorsque la décision est prise, le début d'une nouvelle grossesse devient un chapitre essentiel de ce récit. Les mois qui suivent sont empreints d'une gamme d'émotions, allant de la joie palpable à la préoccupation constante. Les partenaires, souvent armés des enseignements tirés de la premiÚre expérience parentale, font face à la fois aux aspects physiques et émotionnels de cette nouvelle aventure.


    Les échos du passé peuvent se faire sentir tout au long de la grossesse. Les angoisses antérieures peuvent hanter les moments de bonheur, créant un équilibre délicat entre la célébration et la préoccupation. Les rÎles parentaux peuvent également évoluer, chacun cherchant à soutenir l'autre à travers les hauts et les bas émotionnels.


    La pĂ©riode de l'Ă©chographie devient un point d'inflexion majeur dans ce voyage. Les battements de cƓur de l'enfant Ă  naĂźtre rĂ©sonnent comme une mĂ©lodie d'espoir, dissipant temporairement les nuages d'incertitude. Cependant, mĂȘme ce moment de joie est souvent teintĂ© de prudence, car le poids des risques et des souvenirs persiste.


    Le dĂ©sir d'un deuxiĂšme enfant implique Ă©galement la gestion des attentes familiales et des rĂ©actions de l'entourage. L'annonce de la grossesse, bien que souvent empreinte d'enthousiasme, peut Ă©galement susciter des interrogations, des conseils non sollicitĂ©s et parfois mĂȘme des comparaisons avec la premiĂšre expĂ©rience. Naviguer Ă  travers ces interactions sociales devient une partie intĂ©grante du processus.


    Le dĂ©sir d'avoir un deuxiĂšme enfant n'est pas simplement une dĂ©cision isolĂ©e, mais une saga Ă©motionnelle en constante Ă©volution. C'est une exploration de la rĂ©silience humaine, de la volontĂ© de surmonter les peurs passĂ©es et de trouver la force d'accueillir l'inconnu avec espoir. Chaque chapitre de ce voyage est marquĂ© par la complexitĂ© des Ă©motions, l'Ă©quilibre entre la peur et la joie, et la quĂȘte continue de l'amour et de la croissance familiale.

    Retrouve-nous sur 👇

    ❀ Envie de venir papoter de sujets autour de la parentalitĂ© ? 

    ❀ Instagram @KinokoRemi
    ❀ Instagram @KinokoJulie
    ❀ Kinoko.fr 

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    24 January 2024, 4:00 am
  • 1 hour 15 minutes
    40 ‱ Grossesse arrĂȘtĂ©e et prise en charge dĂ©sastreuse

    Suite Ă  l'expĂ©rience de notre fausse couche aprĂšs deux mois de grossesse, on a ressenti un grand besoin de briser le tabou entourant les grossesses arrĂȘtĂ©es et leur prise en charge.
    On vous a demandé sur Insta si vous aviez des questions à nous poser sur la perte de notre grossesse, voici les questions auxquelles nous avons répondu dans l'épisode :

    • Parlons du sentiment de culpabilitĂ© quand on est jalouse des femmes qui avortent et qui accouchent

    • Comment demander comment ça va sans ĂȘtre intrusif ?

    • Comment aider un proche qui vit cette situation ?

    • Le corps qui mĂ©dical qui dit c'est pas grave, comment s'en remettre ?

    • Est-ce-que votre enfant a su ce qu'il se passait et si oui comment l'a-t-il vĂ©cu ?


    💌 Envie de participer aux kinokourriers, un courrier du coeur sur la parentalitĂ© ?
    👉 Ça se passe par ici  !

    DĂ©mystifier le silence qui entoure les grossesses arrĂȘtĂ©es est essentiel. En partageant des expĂ©riences authentiques, on contribue Ă  normaliser un sujet souvent relĂ©guĂ© dans l'ombre. Cette ouverture favorise un environnement propice Ă  l'Ă©change et au soutien Ă©motionnel, permettant Ă  ceux qui vivent cette rĂ©alitĂ© de se sentir moins isolĂ©s.

    Sur le plan mĂ©dical, cette dĂ©marche contribue Ă  sensibiliser le public et les professionnels de la santĂ©. En exposant la rĂ©alitĂ© des fausses couches, on promeut une meilleure comprĂ©hension, des diagnostics plus rapides et des soins empreints d'empathie. Ça peut potentiellement amĂ©liorer la gestion de la douleur physique et Ă©motionnelle liĂ©e Ă  ces expĂ©riences difficiles.

    En Ă©duquant sur la gestion de la douleur, on offre aux couples confrontĂ©s Ă  une perte de grossesse des informations cruciales sur les ressources disponibles, les options de prise en charge et les stratĂ©gies pour surmonter cette Ă©preuve. Ça s'inscrit dans une perspective plus large de prĂ©vention de l'isolation que peuvent ressentir les couples touchĂ©s par la stigmatisation.

    En outre, cette ouverture sur les grossesses arrĂȘtĂ©es vise Ă  Ă©veiller la compassion et l'empathie. Les rĂ©cits authentiques partagĂ©s avec le public permettent de sensibiliser Ă  la complexitĂ© des Ă©motions liĂ©es Ă  la perte d'une grossesse. Ça façonne une sociĂ©tĂ© plus comprĂ©hensive et bienveillante envers ceux qui vivent cette rĂ©alitĂ© difficile.

    En somme, briser le tabou des grossesses arrĂȘtĂ©es et de leur prise en charge va au-delĂ  d'une dĂ©marche individuelle. C'est un acte qui contribue Ă  changer les perceptions, Ă  fournir un soutien crucial et Ă  faciliter des conversations constructives autour d'un sujet souvent nĂ©gligĂ©. C'est une invitation Ă  la comprĂ©hension, Ă  l'empathie, et Ă  la crĂ©ation d'une communautĂ© de soutien pour ceux qui ont vĂ©cu cette expĂ©rience dĂ©licate.

    Retrouve-nous sur 👇

    ❀ Envie de venir papoter de sujets autour de la parentalitĂ© ? 

    ❀ Instagram @KinokoRemi
    ❀ Instagram @KinokoJulie
    ❀ Kinoko.fr 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    18 January 2024, 3:54 pm
  • 39 minutes 50 seconds
    39 ‱ DĂ©construire le mythe des punitions

    Pourquoi diable les parents, les enseignants, et mĂȘme parfois les voisins un peu trop zĂ©lĂ©s, s'accrochent-ils Ă  cette vieille relique du passĂ© Ă©ducatif comme si c'Ă©tait la recette secrĂšte pour transformer un enfant turbulent en un petit ange obĂ©issant ?

    💌 Envie de participer aux kinokourriers, un courrier du coeur sur la parentalitĂ© ?
    👉 Ça se passe par ici  !

    Il semblerait que la punition ait rĂ©ussi Ă  s'infiltrer dans le systĂšme Ă©ducatif comme un virus persistant, faisant croire Ă  certains que la menace d'un coin ou d'une fessĂ©e est la seule façon de remettre ces jeunes hurluberlus sur le droit chemin. Mais attendez une seconde, n'y a-t-il pas quelque chose d'Ă©trangement archaĂŻque dans le concept de punition ? On dirait presque que certains d'entre nous sont restĂ©s coincĂ©s dans une Ă©poque oĂč le chĂątiment corporel Ă©tait la norme et oĂč le coin Ă©tait un instrument de torture psychologique acceptĂ©.

    Alors, pourquoi cette obsession avec les punitions ? Peut-ĂȘtre que certaines personnes pensent que c'est le moyen ultime de montrer qui est le patron. AprĂšs tout, rien ne dit "je suis le maĂźtre de ce navire" comme une punition sĂ©vĂšre, n'est-ce pas ? Mais soyons sĂ©rieux, est-ce que cela fonctionne vraiment Ă  long terme ?

    Il semble y avoir une Ă©trange croyance selon laquelle l'Ă©ducation ne peut pas ĂȘtre complĂšte sans l'ombre menaçante d'une punition qui plane constamment au-dessus de la tĂȘte des enfants. Comme si la seule façon de leur enseigner le respect Ă©tait de les terroriser Ă  coup de privations et de chĂątiments. Si la peur est le seul moyen de maintenir l'ordre, ne sommes-nous pas en train d'Ă©chouer lamentablement dans notre rĂŽle d'Ă©ducateurs ?

    Ça nous amĂšne Ă  nous interroger sur notre propre comportement en tant que parents. Avons-nous vraiment pris le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  nos choix Ă©ducatifs, ou sommes-nous simplement en train de suivre le troupeau, utilisant les punitions comme un raccourci vers l'obĂ©issance ? Prendre du recul et observer nos mĂ©thodes parentales peut ĂȘtre une expĂ©rience rĂ©vĂ©latrice.

    Il est peut-ĂȘtre temps de se demander si nous sommes rĂ©ellement en accord avec l'idĂ©e de donner des punitions. Sommes-nous confortables avec l'idĂ©e de modeler le comportement de nos enfants par la menace plutĂŽt que par l'Ă©ducation ? La punition n'est-elle pas simplement une solution de facilitĂ© qui ne rĂ©sout rien Ă  long terme ?

    Il existe sĂ»rement un autre chemin, un chemin moins pavĂ© de cris et de larmes. L'Ă©ducation ne doit pas ĂȘtre un terrain de bataille, mais plutĂŽt un terrain fertile oĂč la confiance et la communication peuvent fleurir. PlutĂŽt que de brandir la baguette punitive, pourquoi ne pas essayer d'instaurer un dialogue avec nos enfants ?

    Retrouve-nous sur 👇

    ❀ Envie de venir papoter de sujets autour de la parentalitĂ© ? 

    ❀ Instagram @KinokoRemi
    ❀ Instagram @KinokoJulie
    ❀ Kinoko.fr 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    10 January 2024, 4:00 am
  • 12 minutes 50 seconds
    38 ‱ Notre nouveau rituel du coucher : l'histoire à inventer ensemble !

    Je vous emmÚne avec moi dans notre nouveau rituel du coucher, un moment qui a beaucoup évolué au fil du temps. Comme beaucoup de parents, notre rituel du coucher incluait toujours une petite histoire. C'était une façon de se détendre, de se reconnecter, et de laisser notre imagination prendre le contrÎle. Mais voilà, un soir, quelque chose a changé de maniÚre inattendue.

    💌 Envie de participer aux kinokourriers, un courrier du coeur sur la parentalitĂ© ?
    👉 Ça se passe par ici  !


    Je me souviens de cette soirĂ©e, oĂč nous Ă©tions dĂ©jĂ  bien installĂ©s dans le lit. J'avais oubliĂ© les petits livres que nous lisions d'habitude, et je n'avais pas vraiment envie de me lever pour les chercher. Cependant, ma fille n'Ă©tait pas encore prĂȘte Ă  s'endormir, et elle insistait pour avoir son histoire. Alors, j'ai dĂ©cidĂ© de relever le dĂ©fi. Cette fois-ci, pas besoin de livre, nous allions crĂ©er notre propre histoire, une histoire interactive.

    Je lui ai demandĂ© de choisir le personnage principal de l'histoire. J'ai aussi voulu savoir ce que ce personnage faisait. Ma fille Ă©tait ravie de participer Ă  cette aventure. Elle m'a donnĂ© les Ă©lĂ©ments de base de l'histoire, et j'ai utilisĂ© mon imagination pour tisser le rĂ©cit. À certains moments, elle pouvait mĂȘme m'interrompre pour influencer le cours de l'histoire. C'Ă©tait une expĂ©rience formidable, et cela a ajoutĂ© une nouvelle dimension Ă  notre rituel du coucher.

    Depuis lors, c'est devenu notre nouveau rituel, et nous adorons ça. Alors, pourquoi ne pas partager cette expérience avec vous ? Dans cet épisode, vous allez nous entendre, moi et ma fille, en train de vous raconter une histoire un peu farfelue.

    Peut-ĂȘtre que cela vous inspirera Ă  essayer la mĂȘme chose avec votre enfant. Essayez de rendre votre enfant acteur de l'histoire, et voyez ce qui se passe. 📚✹


    Si cet épisode vous plaßt, si vous avez envie d'entendre davantage de nos histoires, faites-le moi savoir. Nous pourrions créer une toute nouvelle série de petites histoires pour le coucher.

    Votre avis compte, alors partagez-le avec moi.

    DĂ©couvrez notre histoire du soir et prĂ©parez-vous Ă  voyager au pays des rĂȘves avec nous. Bonne Ă©coute, et Ă  trĂšs bientĂŽt pour de nouvelles aventures ! 🌠😮


    Retrouve-nous sur 👇

    đŸș  Envie de venir papoter de sujets autour de la parentalitĂ© ? 

    đŸș  Instagram @KinokoRemi
    đŸș  Instagram @KinokoJulie
    đŸș  Kinoko.fr 


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    27 October 2023, 1:25 pm
  • More Episodes? Get the App