Bienvenue dans « Le monde selon l’Ifri », un podcast de l’Institut français des relations internationales, présenté par Marc Hecker, directeur adjoint de l'Ifri. Depuis sa création en 1979, l’Ifri (https://www.ifri.org/fr) s’évertue à décrypter le monde. Au fil des décennies, il est devenu l’un des principaux think tanks européens. Chaque année, nous éditons environ 150 publications et organisons autant d’événements qui permettent de mieux appréhender les dynamiques géopolitiques d’aujourd’hui et d’anticiper les tendances de demain. L’objectif de ce podcast, co-animé avec Katie Hamilton, est de vous donner un aperçu de cette richesse et de transmettre des clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
La mondialisation telle que nous la connaissions est-elle encore possible ? Dans ce 50e épisode du "Monde selon l'Ifri", Sébastien Jean, directeur associé de l'Initiative géoéconomie et géofinance de l'Ifri, décrypte les transformations profondes qui bouleversent l'ordre commercial mondial, pris en étau entre deux géants qui ont tourné le dos aux règles multilatérales.
Le séisme américain
En quelques mois, les États-Unis sont passés de l'une des économies les moins protégées (3,5 % de droits de douane) à l'une des plus protégées au monde (environ 17 %), dépassant même l'Inde
Une architecture commerciale inédite, à géométrie variable selon les partenaires et les secteurs, qui fait de l'imprévisibilité un instrument de négociation assumé
Un abandon explicite des règles de l'OMC au profit du rapport de force
La pression chinoise
Des excédents commerciaux records (1 200 milliards de dollars au total) alimentés par une production industrielle massivement subventionnée
Une épargne domestique réorientée vers les capacités manufacturières depuis la crise de l'immobilier
Une concurrence d'une intensité inédite, y compris entre entreprises chinoises elles-mêmes
Le défi européen
L'Europe, puissance normative fondée sur le droit, se retrouve prise entre ces deux dynamiques sans disposer des mêmes leviers
Des vulnérabilités structurelles identifiées : principes actifs médicamenteux, terres rares, souveraineté numérique et financière
Une nécessité de « mettre à jour son logiciel » : renforcer ses instruments de défense commerciale, investir dans ses filières stratégiques, préserver la cohésion de son marché unique
NB : Le 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a jugé inconstitutionnels une large partie des droits de douane imposés par l'administration Trump, estimant qu'ils ne pouvaient être instaurés sur le seul fondement de la loi d'urgence économique (IEEPA). En réponse, Donald Trump a annoncé l'instauration d'un tarif mondial uniforme de 15 %, ouvrant une nouvelle séquence d'incertitude commerciale.
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Dans cet entretien, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, présente les thèses de son ouvrage Qui contrôle qui ? Les nouveaux rapports de force mondiaux paru aux éditions Tallandier et défend une approche renouvelée de l'analyse géopolitique.
Réincarner l'analyse des rapports de force
S'inscrivant dans la lignée d'historiens comme Pierre Renouvin et Jean-Baptiste Duroselle, Thomas Gomart plaide pour une réintégration de la psychologie des dirigeants dans la compréhension des relations internationales. La stratégie, conçue comme une dialectique des volontés, ne peut se passer de cette dimension humaine. L'auteur privilégie ainsi l'étude de la relation Xi Jinping-Narendra Modi pour illustrer le déplacement du centre de gravité de la mondialisation vers l'Asie.
Les États-Unis : vers une forme de kleptocratie
Thomas Gomart porte un regard critique sur l'évolution du système politique américain sous l'administration Trump, qu'il qualifie de kleptocratie caractérisée par un fonctionnement clanique et l'instrumentalisation de l'appareil d'État à des fins d'enrichissement personnel. Il forge le concept de « Doctrine Don-roe » pour décrire une reconfiguration des alliances où la protection américaine devient conditionnelle et monnayable.
L'Europe face à un triple retard
Selon le directeur de l'Ifri, l'Union européenne accuse un retard structurel sur trois plans :
Commercial et industriel : persistance d'une approche multilatérale alors que ses concurrents pratiquent un nationalisme économique assumé.
Militaire : sous-estimation de la transformation de la guerre révélée par le conflit ukrainien et retard technologique.
Cognitif et numérique : incompréhension des nouveaux espaces de manœuvre créés par la fusion des sphères médiatique, diplomatique et numérique
Le triptyque : Guerre, Commerce et Désir
L'ouvrage s'articule autour de trois dimensions inspirées par Benjamin Constant. Au-delà de la guerre et du commerce, Thomas Gomart souligne l'importance du désir, la capacité à formuler une vision du monde et un horizon politique. Cette dimension immatérielle distingue certains dirigeants (Poutine, Xi Jinping, Modi) et fait défaut à l'Europe. L'opposition entre le GIEC et Fox News illustre la tension contemporaine entre discours scientifique et narratifs médiatiques dans la construction du réel.
Silicon Valley et Vatican : deux visions du monde
L'entretien aborde également la montée en puissance de la pensée géopolitique de la Silicon Valley, portée par des figures comme Peter Thiel et Elon Musk. Ces derniers développent une vision post-démocratique mêlant suprématie technologique et références à un catholicisme identitaire. Face à cette influence, le Pape François incarnait une opposition institutionnelle forte, s'appuyant sur le dynamisme du catholicisme du Sud global.
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Comment l'Allemagne de Friedrich Merz pilote-t-elle sa politique européenne ? Dans ce 48e épisode du podcast « Le monde selon l'Ifri », Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, reçoit Jeanette Süß, chercheuse au Comité d'études des relations franco-allemandes de l'Ifri et auteure de l'étude « La fabrique de la politique européenne de l'Allemagne ».
Ensemble, ils lèvent le voile sur un phénomène méconnu mais crucial : le « German vote », ce blocage qui paralyse régulièrement Bruxelles.
Jeanette Süß décrypte les rouages internes de la machine allemande : comment le manque de coordination entre ministères transforme-t-il Berlin en frein involontaire ? Pourquoi l'Allemagne et la France peinent-elles à s'aligner sur des dossiers majeurs comme le Mercosur ou la défense européenne ? Et dans quelle mesure la culture de coalition et l'autonomie ministérielle limitent-elles les ambitions affichées d'un leadership plus assumé ?
Au-delà du diagnostic, cet échange pointe une urgence : sans un rapprochement plus étroit entre Paris et Berlin, l'Union européenne risque de voir sa compétitivité et sa souveraineté s'affaiblir. Un constat sans appel sur les défis de l'intégration européenne à l'ère Merz.
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Épisode 47 du podcast "Le monde selon l'Ifri"
Avec Paul Wohrer, chercheur au Centre géopolitique des technologies de l'Ifri et responsable du Programme espace, et auteur d'une récente étude pour l'Ifri : "Les narratifs spatiaux : Enjeux stratégiques et perspective européenne".
L'espace connaît une transformation radicale : nous sommes passés d'une phase d'exploration à une véritable industrialisation de l'orbite. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2025, la Chine a réalisé 91 lancements et les États-Unis 79, contre seulement une centaine à l'échelle mondiale il y a cinq ans. Le volume de satellites est passé de 500 en 2019 à plus de 4 500 en 2025, avec Starlink qui représente désormais 66 % des satellites en activité.
Des narratifs au service des ambitions
Chaque grande puissance spatiale mobilise des récits stratégiques pour justifier ses ambitions. Les États-Unis invoquent leur "Destinée manifeste" – Trump a récemment réaffirmé que c'était la destinée des États-Unis d'aller sur Mars. La Russie s'appuie sur le "Cosmisme", désormais teinté d'une dimension militariste. La Chine inscrit son "Rêve spatial" dans le grand rajeunissement de la nation, visant à devenir la puissance technologique dominante d'ici 2049. L'Europe, elle, tente de se forger une identité politique à travers la coopération technique et l'autonomie stratégique.
Nouveaux terrains de confrontation
La base de Pituffik au Groenland est devenue un point névralgique pour la Space Force américaine. La course à la Lune oppose désormais directement le programme Artemis aux programmes chinois, avec l'objectif américain d'y retourner en 2028. L'Europe se trouve prise dans une "tenaille stratégique" : entre une Russie adversaire, une Chine en découplage quasi total, et des États-Unis qui sont à la fois partenaire historique et concurrent économique féroce via SpaceX.
L'impératif d'autonomie européenne
Face à cette nouvelle donne, l'Europe mise sur deux piliers : le succès d'Ariane 6, qui après cinq lancements parfaits prévoit d'utiliser sa version la plus puissante début 2026, et le programme IRIS², une constellation de communication sécurisée pour ne plus dépendre entièrement d'infrastructures comme Starlink.
🎧 Écoutez l'épisode complet pour découvrir les enjeux géopolitiques de cette nouvelle ère spatiale.
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Épisode 46 du podcast « Le monde selon l'Ifri »
Présenté par Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri
Invitée : Camille Lons, directrice adjointe du bureau de Paris de l'European Council on Foreign Relations (ECFR) et auteure de l'article « La nouvelle stature diplomatique des pays du Golfe » publié dans le dernier numéro de la revue de l'Ifri, Politique étrangère.
En quinze ans, les pays du Golfe ont bouleversé leur positionnement géopolitique. Longtemps cantonnés au rôle de géants pétroliers discrets sur la scène internationale, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar se sont métamorphosés en acteurs diplomatiques incontournables, capables d'influencer les dossiers les plus sensibles de l'agenda mondial.
Quatre catalyseurs d'une révolution stratégique
Cette mue diplomatique s'explique par quatre facteurs : le traumatisme des printemps arabes, le pivot américain vers l'Asie, les impératifs de la transition énergétique et l'émergence d'une nouvelle génération de dirigeants ambitieux incarnée par Mohammed Ben Salmane ou l'émir Tamim.
Ces pays ont transformé leurs ressources financières en leviers d'influence diplomatique, s'imposant comme médiateurs sur des crises aussi diverses que le conflit en Ukraine, les tensions au Soudan ou les négociations avec les talibans. Cette diplomatie de médiation leur permet de diversifier leurs partenariats stratégiques avec Washington, Pékin et Moscou.
Entre ambitions mondiales et fragilités régionales
Cette ascension reste néanmoins fragile. Les rivalités géoéconomiques internes, notamment entre Riyad et Dubaï, complexifient l'émergence d'un front uni. La résurgence des conflits au Proche-Orient, particulièrement la guerre à Gaza et l'instabilité au Yémen, menace la stabilité régionale dont dépendent les ambitieux programmes de transformation économique comme la Vision 2030 saoudienne.
Le dilemme sécuritaire demeure entier : comment gérer la menace iranienne dans un contexte d'imprévisibilité américaine, sans pouvoir compter sur une alternative chinoise crédible ? La guerre à Gaza a mis en lumière les limites de la stratégie de normalisation avec Israël, suspendant des rapprochements qui semblaient inéluctables.
Cet épisode offre une plongée passionnante dans les nouvelles dynamiques qui redessinent le Moyen-Orient et questionnent l'avenir de son ordre régional.
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Dans ce 45e épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, s'entretient avec Françoise Nicolas, Conseillère au Centre Asie de l'Ifri, et co-autrice, avec Sophie Boisseau du Rocher, d'un article paru dans le n° d'hiver 2025 de la revue Politique étrangère : L’Asie du Sud-Est entre Chine et États-Unis : la stratégie du non-choix ?
Comment les pays d'Asie du Sud-Est naviguent-ils entre l'offensive de charme chinoise des nouvelles routes de la soie et les hésitations américaines ? Pourquoi le retrait américain de l'Accord de partenariat transpacifique (TPP) a-t-il marqué un tournant ? Et surtout, comment ces pays pratiquent-ils le "multi-alignement", en privilégiant le multilatéralisme à l'alignement sur une puissance unique ?
De la diversification des partenariats avec l'Union européenne aux défis d'une ASEAN fragmentée, découvrez les coulisses d'une stratégie de non-choix qui redessine les équilibres mondiaux.
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Minerais critiques : quand la Chine durcit le ton - Le monde selon l'Ifri (épisode 44)
L'épisode en bref
John Seaman, chercheur au Centre Asie de l'Ifri, analyse la mainmise chinoise sur les matières premières stratégiques et ses implications géopolitiques. De la transition énergétique aux technologies de défense, Pékin contrôle les points névralgiques d'une chaîne de valeur mondiale dont dépendent l'Occident et ses ambitions industrielles.
Animé par : Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri et rédacteur en chef de Politique étrangère
Pourquoi ces minerais comptent
Terres rares, gallium, germanium, graphite : ces éléments alimentent les véhicules électriques, les éoliennes, les semi-conducteurs et l'armement moderne. Ils sont au cœur de la rivalité sino-américaine et des enjeux de souveraineté industrielle.
La domination chinoise décryptée
La force de la Chine ne réside pas dans ses réserves géologiques, mais dans sa maîtrise complète de la transformation et du raffinage. Pour certaines terres rares lourdes comme le dysprosium, Pékin assure 100 % de la production mondiale. Elle contrôle également 94 % de la fabrication mondiale d'aimants permanents, composants essentiels des moteurs électriques et des turbines.
L'arme des restrictions
Depuis l'été 2023, la Chine riposte aux sanctions technologiques américaines en durcissant ses contrôles à l'exportation. Son système de licences lui permet non seulement de réguler les flux, mais aussi de cartographier les chaînes de valeur occidentales et d'accéder aux spécifications techniques des produits étrangers. Cette stratégie crée un « effet panoptique » : Pékin dispose d'un levier de négociation redoutable et peut, selon ses intérêts, bloquer l'accès aux matières ou inonder le marché pour décourager les investissements concurrents.
L'Europe en dommage collatéral
L'Union européenne dépend de la Chine pour 19 des 34 matières premières qu'elle juge critiques. Le Raw Material Act de 2023 fixe des objectifs ambitieux : extraire, transformer localement 40 % de sa consommation et développer le recyclage. Mais selon John Seaman, ces intentions se heurtent à un manque de volonté politique et de moyens financiers, bien loin des investissements stratégiques massifs déployés par Washington.
Une question de souveraineté
Face à une domination qui fausse les règles du marché, l'intervention étatique européenne n'est plus une option mais une nécessité pour reconquérir une autonomie stratégique dans un monde où les matières premières sont devenues des armes géopolitiques.
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Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker reçoit Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, pour décrypter l'étude de l'Ifri publiée le 4 novembre 2025 : « Europe-Russie : évaluation des rapports de force ».
Basée sur la méthodologie du net assessment, cette étude compare les forces et faiblesses de l’Europe (pays européens de l’OTAN) et de la Russie selon quatre volets : économique, militaire, politique et sociétal, et positionnement international.
À retenir :
Les pays européens disposent du potentiel économique et technologique nécessaire pour faire face à la Russie à l’horizon 2030, à condition d’en avoir la volonté politique.
L’UE a démontré sa résilience économique après la crise énergétique, tandis que la Russie s’enferme dans un modèle de guerre et la stagflation.
Au-delà du champ militaire terrestre, l’analyse intègre les dimensions globales du rapport de force, alors que 2030 correspond à l’horizon de préparation des forces européennes et aux prochaines élections russes.
Le système autoritaire russe reste une force dans la guerre, mais l’Europe, malgré sa lenteur, a préservé son unité et sa plasticité.
Enfin, la dépendance croissante de Moscou vis-à-vis de Pékin et l’émergence d’une coalition avec l’Iran et la Corée du Nord montrent les limites de sa position internationale, malgré un discours anti-occidental efficace dans le « sud global ».
Écoutez cet échange pour comprendre pourquoi l’Europe ne peut se détourner de la guerre en Ukraine et quels en seront les enjeux décisifs d’ici 2030.
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🇺🇸 Comment l'administration Trump redessine-t-elle la politique énergétique américaine ? Dans cet épisode, Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, reçoit Thibault Michel, chercheur au Centre Énergie et Climat de l'Ifri, pour décrypter la stratégie d'Energy Dominance qui place l'énergie fossile au cœur d'un projet à la fois commercial et géopolitique.
Au programme : la création du National Energy Dominance Council pour accélérer les infrastructures pétrolières et gazières, la déconstruction méthodique de l'héritage Biden (suppression des crédits d'impôt pour les renouvelables et les véhicules électriques, obstacles réglementaires aux projets éoliens et solaires), et les implications de la loi budgétaire One Big Beautiful Bill Act qui ampute drastiquement les financements de la transition énergétique.
Thibault Michel analyse également les fragilités du système électrique américain face à l'explosion de la demande liée à l'intelligence artificielle, le retrait de l'Accord de Paris et ses conséquences sur la gouvernance climatique mondiale. Entre paradoxes du marché et enjeux géopolitiques, cet épisode offre des clés essentielles pour comprendre les tensions entre ambitions fossiles et réalités structurelles.
👉 Pour aller plus loin, lire la nouvelle étude de l'Ifri de Thibault Michel : La nouvelle politique énergétique des États-Unis : domination énergétique ou repli ?
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Dans cet épisode du podcast Le monde selon l’Ifri, Marc Hecker, directeur exécutif de l’Ifri, reçoit Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri, de retour de missions de recherche en Chine et à Taïwan. À partir de ses récentes publications, notamment une contribution sur la Chine dans Ramses 2026 et un article intitulé « Trump 2 et l’Asie : le vent se lève… » dans le numéro d’automne de Politique étrangère, il propose une lecture approfondie de la stratégie chinoise et des tensions qui traversent l’Asie.
L’entretien suit les grands jalons de l’actualité récente :
• Le 25ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), tenu à Tianjin, présenté par certains comme « l’acte de naissance du Sud global ». Marc Julienne revient sur la portée réelle de cet événement et sur ce qu’il révèle de la volonté chinoise d’unir les puissances émergentes autour d’un récit alternatif à l’ordre occidental.
• La grande parade militaire du 3 septembre, à laquelle Xi Jinping est apparu aux côtés de Vladimir Poutine et de Kim Jong-un. Spécialiste des armées chinoises, Marc Julienne analyse la démonstration de force et les innovations technologiques dévoilées : missiles hypersoniques, systèmes balistiques manœuvrants, drones sous-marins.
• Le sommet Union européenne - Chine, organisé peu après, marqué par un climat de tension croissante. L’Union européenne accuse un déficit commercial de 300 milliards d’euros vis-à-vis de la Chine, sans qu’aucune piste concrète de réduction ne se dégage.
• La question du soutien chinois à la Russie : à la suite de déclarations du ministre chinois Wang Yi estimant que Pékin « ne peut pas se permettre une défaite de la Russie », l’épisode explore les ambiguïtés de la relation sino-russe et ses conséquences sur la position européenne face à la guerre en Ukraine.
• La situation à Taïwan, que Marc Julienne a récemment visitée : comment l’île perçoit-elle la perspective d’un second mandat Trump ? Et quelle confiance accorde-t-elle aux États-Unis en cas d’escalade avec Pékin ?
• Enfin, un focus sur la résilience de la société taïwanaise, où la défense civile, la mobilisation citoyenne et la préparation psychologique à la guerre deviennent des composantes essentielles d’une stratégie de survie nationale.
Un échange dense et éclairant !
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Dans ce nouvel épisode du Monde selon l’Ifri, Marc Hecker reçoit Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF à Sciences Po et chercheur associé à HEC. L'entretien, enregistré au lendemain du scrutin du 28 septembre 2025, décrypte les enjeux et les résultats des élections législatives en Moldavie.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, ce petit pays d'Europe orientale a acquis une importance nouvelle, notamment en devenant candidat à l'Union européenne (UE).
Victoire pro-européenne incontestable
Le parti PAS (Parti action et solidarité) de la présidente Maia Sandu (réélue en 2024) a remporté la majorité absolue avec 53 députés sur 101. C'est un succès incontestable qui garantit la mise en œuvre de sa politique de rapprochement avec l'Union européenne. L'opposition pro-russe (Bloc des patriotes) a recueilli environ un quart des suffrages. Notez qu'un parti doit obtenir 5 % pour entrer au Parlement, et un bloc 7 %.
Déstabilisation et ingérences russes
La campagne a été marquée par de forts soupçons d'ingérences russes. Celles-ci ont visé à éroder la confiance dans l'UE et les institutions moldaves. Les tentatives incluent la désinformation (narratif selon lequel Maia Sandu entraînerait la Moldavie dans la guerre d'Ukraine) et les achats de votes.
L'interdiction de certains partis, comme le parti Shor (dirigé par Ilan Shor, exilé à Moscou, impliqué dans le "vol du siècle" d'un milliard de dollars – soit 12 à 13 % du PIB de l'époque) a été justifiée par ces poursuites.
Défis internes
1. La Transnistrie : territoire séparatiste voisin de l'Ukraine, seule implantation de troupes russes non déplacées depuis 1991. Le gouvernement a limité l'accès au vote dans cette région, bien que près de 30 % des votants transnistriens se soient alignés sur les objectifs de Chisinau.
2. La Gagaouzie : région autonome du sud, manifestant une "très forte aversion" envers Maia Sandu, avec un vote pro-PAS de seulement 3,19 %.
Objectif UE 2028-2030
La Moldavie dispose d'une fenêtre de tir de 3 à 4 ans pour son intégration européenne. Elle s'appuie sur le précédent de Chypre pour affirmer que le conflit transnistrien ne doit pas être un obstacle à l'adhésion.
Toutefois, le sort du pays dépend intrinsèquement de la conclusion de la guerre en Ukraine. Les Moldaves restent très attachés à leur neutralité constitutionnelle, avec un rejet de l'OTAN par environ deux tiers des citoyens.
Écoutez l'analyse approfondie de Florent Parmentier pour comprendre les complexités démocratiques et géopolitiques qui définissent l'avenir de la Moldavie.
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Florent Parmentier est l'auteur d'un récent Briefing pour l'Ifri intitulé : "La Moldavie face à son destin, les enjeux d'une élection législative décisive".
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