Les décideurs du CAC 40, les grands patrons et les dirigeants d’entreprises ont la parole et répondent aux questions de Dimitri Pavlenko.
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française. Au cœur des discussions, le projet de loi controversé permettant aux boulangeries et fleuristes d'ouvrir et de faire travailler leurs salariés le 1er mai, une décision qui soulève de nombreuses questions.
L'invité partage son point de vue sur cette mesure, évoquant à la fois la satisfaction de voir son secteur bénéficier d'un assouplissement, mais aussi les réserves exprimées par le gouvernement, notamment par le ministre Gérald Darmanin. Il explique les enjeux et les défis auxquels font face les boulangeries, tout en soulignant la frustration d'autres commerces, comme les boucheries, qui ne sont pas inclus dans cette exemption.
L'invité aborde également la position idéologique de certains acteurs politiques qui s'opposent à l'ouverture des commerces le 1er mai, malgré le volontariat des salariés et la double rémunération. Il souligne l'importance de trouver un équilibre entre les traditions et les réalités économiques, dans un contexte où la population a besoin d'être nourrie, même les jours fériés.
Un autre sujet majeur de cet épisode est l'impact de la flambée des prix du pétrole sur le secteur de la boulangerie. Dominique Anract exprime ses inquiétudes face à cette situation, notamment pour les boulangers utilisant encore des fours à gaz ou au fuel, et évoque les pistes de solutions envisagées, comme l'électrification des équipements avec l'aide du gouvernement.
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Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Thierry Millon, directeur des études du cabinet Altares. Ensemble, ils dressent un portrait nuancé de la situation économique actuelle, marquée par une hausse record des défaillances d'entreprises, mais aussi par quelques signes encourageants.
Tout d'abord, Thierry Millon revient sur les chiffres alarmants communiqués par le cabinet Altares : 71 000 procédures de défaillances sur les 12 derniers mois, soit une augmentation de 6,4% au premier trimestre. Cependant, il relativise ces données, rappelant que la situation était déjà très tendue l'année dernière. Selon lui, il ne faut pas systématiquement prédire le pire, et il faut savoir prendre du recul pour analyser la situation de manière plus nuancée.
Un élément positif qu'il souligne est la baisse du pourcentage de défaillances aboutissant à une liquidation judiciaire. En effet, la hausse des ouvertures de redressement judiciaire traduit le fait que les entreprises en difficulté s'adressent au tribunal suffisamment tôt pour bénéficier d'une période d'observation, permettant ainsi de préserver leur activité et leurs emplois, du moins dans un premier temps. Reste à s'assurer que ces redressements aboutissent à des plans de remboursement de la dette viables.
L'invité évoque ensuite les défis liés à la détection précoce des entreprises en difficulté, soulignant que les signaux faibles sont plus difficiles à repérer pour les petites structures, qui représentent les trois quarts des entreprises défaillantes. Il souligne l'importance de se préparer à l'éventualité d'une difficulté plutôt que d'attendre que la situation se dégrade.
La question du soutien aux entreprises en difficulté est également abordée. Bien que le Prêt garanti par l'État (PGE) ait été critiqué, il reconnaît qu'il a permis de maintenir de nombreuses entreprises et emplois pendant la crise sanitaire. Cependant, il met en garde contre le risque de prolonger artificiellement la vie d'entreprises qui, en temps normal, n'auraient pas survécu.
Thierry Millon évoque également l'impact de la crise ukrainienne sur les investissements des entreprises, qui ont été gelés dans de nombreux secteurs, notamment dans l'informatique et les services aux entreprises. Ces investissements reportés risquent d'avoir des répercussions sur la croissance future.
Enfin, il s'intéresse à l'impact de la crise sur la consommation des ménages, qui sont contraints d'effectuer des arbitrages, notamment en réduisant leurs dépenses dans la restauration ou en privilégiant les produits d'entrée de gamme dans l'alimentaire. Il souligne que les prévisions d'inflation de la Banque de France semblent sous-estimer l'ampleur de la hausse des prix, qui pourrait atteindre 4 à 5% selon certaines études.
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Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Guillaume Paul s'entretient avec Cédric Audenis, le directeur des synthèses économiques de l'INSEE. Celui-ci vient de publier un rapport alarmant sur la persistance des inégalités en France, malgré un système de redistribution efficace mais coûteux.
L'invité explique comment l'INSEE a dû revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour le premier semestre 2026, en raison notamment de l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie. Bien que la croissance subsiste, elle se tasse, ce qui remet en question l'atteinte de l'objectif d'un acquis de croissance de 0,9% à l'été 2026.
Au-delà de ces prévisions conjoncturelles, l'essentiel de l'entretien se concentre sur le rapport de l'INSEE concernant les inégalités en France. Cédric Audenis souligne que ce rapport vise à éclairer le débat public, en montrant que la redistribution bénéficie à une majorité de Français, mais qu'elle n'est pas encore équilibrée. En effet, le ratio de revenus entre les 10% les plus aisés et les 10% les plus modestes est encore très élevé, supérieur à 20 avant redistribution, et n'est ramené qu'à 3,7 après prise en compte des prestations sociales et des services publics.
Il insiste sur le fait que ce système de redistribution, bien qu'efficace pour réduire les inégalités, est coûteux pour les finances publiques. Il laisse entendre que ce déséquilibre devra être comblé pour assurer la pérennité de notre modèle social, ce qui promet des débats animés dans le cadre de la prochaine campagne présidentielle.
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Dans cet épisode, Guillaume Paul reçoit Pierre de Buhren, le directeur général du courtier en crédit immobilier Empruntis, pour faire le point sur la situation du marché du crédit immobilier en France.
Alors que les taux d'emprunt avaient déjà commencé à remonter avant la guerre en Ukraine, on assiste désormais à une accélération de cette hausse, avec des taux moyens à 20 ans qui avoisinent les 3,40% contre 3,25% fin février. Pierre de Buren explique que cette évolution est en partie liée à la progression des taux de la dette française (OAT), mais que le mécanisme du taux d'usure, fixé par la Banque de France, joue un rôle de frein pour limiter cette augmentation.
Il revient sur les conséquences de cette situation pour les ménages, notamment les plus âgés, qui peuvent se voir refuser des dossiers de crédit du fait du plafonnement du taux d'usure. Il souligne cependant que les courtiers comme Empruntis s'efforcent de trouver des solutions pour leurs clients, même si cela demande parfois plus d'efforts qu'auparavant.
Malgré ce contexte tendu, l'invité estime que les taux restent à des niveaux encore relativement confortables et qu'il est donc préférable pour les ménages de ne pas attendre pour se lancer dans un projet immobilier. Il met en avant le rôle essentiel du logement, au-delà de la seule dimension financière, et encourage les auditeurs à saisir l'opportunité actuelle avant une éventuelle nouvelle hausse des taux.
Le directeur général d'Empruntis aborde également la question du taux d'usure, qu'il juge trop rigide dans son mode de calcul trimestriel. Il plaide pour une mensualisation de ce taux, afin de permettre une meilleure réactivité face aux évolutions rapides du marché.
Enfin, Pierre de Buhren souligne la résilience et l'engagement des banques françaises, qui maintiennent leur appétit pour le crédit immobilier malgré la conjoncture difficile. Un message rassurant pour les candidats à l'acquisition, qui peuvent compter sur un soutien du secteur bancaire dans leurs projets.
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Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les paradoxes apparents qui animent les marchés boursiers, alors même que la situation géopolitique mondiale semble s'enliser au Moyen-Orient.
Malgré les craintes et les angoisses suscitées par le conflit, l'invité met en lumière les raisons qui expliquent la bonne tenue des indices boursiers, en particulier le CAC 40 et Wall Street. Il révèle que la clé réside dans les révisions à la hausse des bénéfices de certaines entreprises, notamment dans les secteurs de l'énergie, du gaz et du pétrole. Ces secteurs ont vu leurs perspectives de croissance bénéficiaire revues à la hausse de manière significative, jusqu'à 35% en seulement deux mois.
Cependant, le directeur d'Investir nuance ce tableau en soulignant que cette dynamique positive pourrait être gommée par la baisse des résultats dans d'autres secteurs durement touchés par la crise, comme l'aérien. Il met également en garde contre les signaux de ralentissement économique qui commencent à poindre, avec des révisions à la baisse des prévisions de croissance en Allemagne et en France.
Au-delà des chiffres, l'invité partage l'incertitude qui plane chez les dirigeants d'entreprises, comme en témoignent les déclarations de Vinci et de LVMH. Cette incertitude quant à l'évolution de la situation géopolitique pèse sur le moral des chefs d'entreprise, malgré des publications trimestrielles plutôt positives dans certains secteurs.
Enfin, François Monnier met l'accent sur l'importance cruciale du dividende pour les investisseurs de long terme, un élément trop souvent négligé mais qui représente généralement les deux tiers de la performance d'un portefeuille. Un sujet qu'il développe dans le prochain numéro d'Investir, à découvrir dès demain dans les kiosques.
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Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit la journaliste Anne de Guigné, autrice du livre "Les Français veulent-ils encore travailler ?". Elle partage son analyse éclairée sur les raisons pour lesquelles les Français travaillent de moins en moins.
La journaliste met en lumière les paradoxes et les défis qui façonnent le rapport des Français au travail. Elle souligne notamment l'influence de la culture catholique et marxiste sur la perception du travail en France, qui oscille souvent entre épanouissement et aliénation. Cette vision très symbolique du travail contraste avec la réalité d'un monde en pleine mutation, marqué par la révolution numérique et l'intelligence artificielle.
Anne de Guigné aborde aussi la responsabilité de la gauche politique dans la diminution du temps de travail en France. Selon elle, la gauche a longtemps fait de la réduction du temps de travail un horizon quasi unique du progrès social, sans toujours en mesurer les conséquences économiques. Cette politique a contribué à une désaffection des Français pour le travail, d'autant plus que le financement de la protection sociale repose en grande partie sur les prélèvements liés à l'activité professionnelle.
L'invitée souligne également la rupture générationnelle qui s'opère, avec des jeunes de plus en plus réfractaires au lien de subordination au travail. Cette aspiration à plus d'autonomie se heurte souvent à la réalité des entreprises françaises, encore perçues comme plus hiérarchiques que leurs homologues anglo-saxonnes.
Malgré ce constat, Anne de Guigné reste optimiste quant à l'avenir, voyant dans la révolution de l'intelligence artificielle une opportunité pour la France de repenser en profondeur son rapport au travail et de s'adapter aux attentes des nouvelles générations.
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Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jérôme Souied, associé gérant au cabinet de conseil Kearney, à propos des dernières tendances en matière d'investissements directs étrangers en France.
Malgré un contexte géopolitique et économique incertain, la France parvient à maintenir sa position dans le classement des pays les plus attractifs aux yeux des investisseurs internationaux. L'invité présente les résultats de la 18e édition du baromètre Kearney sur les investissements directs étrangers, une enquête réalisée auprès de 500 des plus grandes entreprises mondiales.
Il explique que 88% de ces entreprises envisagent d'accroître leurs investissements à l'étranger dans les trois prochaines années, signe que la France reste une destination de choix. Cependant, l'analyste nuance ce constat en soulignant que certaines zones géographiques comme les États-Unis ou l'Allemagne voient leur attractivité se fragiliser, notamment à cause des incertitudes politiques et économiques.
L'entretien aborde également la question de la souveraineté économique, un enjeu de plus en plus prégnant pour les États. Jérôme Souied estime qu'il faut trouver un équilibre entre l'accueil des investissements étrangers, garants de dynamisme économique, et le renforcement de la souveraineté, notamment dans des secteurs stratégiques comme les data centers. Il souligne les efforts du gouvernement français pour mieux encadrer les investissements directs étrangers tout en maintenant l'attractivité du pays.
Au-delà des chiffres et des classements, cet épisode offre un éclairage sur les enjeux complexes auxquels sont confrontés les décideurs économiques, tiraillés entre l'impératif d'attirer les capitaux étrangers et la nécessité de préserver la souveraineté nationale. Une discussion riche et nuancée qui donne à réfléchir sur l'avenir de l'économie française dans un monde en pleine mutation.
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Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jérémie Almosni, le délégué général de France renouvelables. Ensemble, ils plongent au cœur des enjeux de la transition énergétique française, un défi de taille qui s'impose comme une priorité nationale.
Alors que le gouvernement souhaite accélérer l'électrification du pays, notamment dans les transports et le logement, l'invité souligne l'urgence de cette situation. La crise énergétique de 2022 a déjà coûté cher aux Français, rappelant notre dépendance aux énergies fossiles. Pour y remédier, l'électrification s'impose comme une solution incontournable, avec le nucléaire comme colonne vertébrale.
Cependant, Jérémie Almosni met en garde contre la tentation de miser uniquement sur le nucléaire, soulignant la nécessité de développer toutes les sources d'énergies renouvelables, du photovoltaïque à l'éolien offshore. Il explique que ces filières disposent déjà d'un solide tissu industriel en France, prêt à relever le défi. Mais pour y parvenir, il faudra des dispositifs réglementaires et financiers stables et attractifs.
Les ambitions gouvernementales en matière d'électrification du parc automobile et de déploiement des pompes à chaleur pour le chauffage des logements sont également abordées. Bien que des progrès aient été accomplis, il estime qu'il faudra aller beaucoup plus loin, notamment en matière d'aides financières, pour permettre une transition écologique à grande échelle.
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Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi accueille Damien Lentile, le directeur général de l'URSSAF. Alors que les défaillances d'entreprises ont augmenté de 6,4% au premier trimestre, il nous éclaire sur la situation économique actuelle et le rôle essentiel joué par l'URSSAF pour soutenir les entreprises en difficulté.
Malgré un contexte économique incertain, marqué par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, l'invité nous rassure sur la résilience de l'économie. Les indicateurs de l'URSSAF, comme les taux d'impayés et les délais de paiement, ne montrent pas de hausse significative. Cependant, l'URSSAF reste vigilante et prête à intervenir pour aider les entreprises en difficulté.
L'un des points forts de cet épisode est la mise en lumière du rôle de l'URSSAF, qui va bien au-delà de la simple collecte des cotisations sociales. Damien Lentile insiste sur l'importance d'être à l'écoute des entreprises et de leur apporter un soutien concret, que ce soit par l'octroi de délais de paiement, l'adaptation des cotisations ou la mise en relation avec d'autres partenaires. Il encourage les chefs d'entreprise à ne pas hésiter à contacter l'URSSAF en cas de difficulté, en dépassant l'image parfois intimidante de l'organisme.
La lutte contre la fraude est également au cœur de cet entretien. Bien que les fraudes ne représentent que 1,5% des cotisations, l'URSSAF s'attache à les détecter de manière toujours plus efficace, grâce à des méthodes de ciblage statistiques et, peut-être bientôt, à l'intelligence artificielle. L'invité souligne l'importance de cette lutte pour préserver une concurrence loyale entre les entreprises.
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Aujourd'ui dans "Les voix de l'Économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent le phénomène de l'émergence de l'intelligence artificielle comme nouvel actionnaire influent dans les assemblées générales d'entreprise.
Alors que les assemblées générales sont traditionnellement le théâtre de joutes entre dirigeants et actionnaires, un nouvel acteur s'est invité à la table : l'IA. Comme le révèle l'étude de la filiale de Publicis Kelsincy, dans près de la moitié des grandes batailles de procuration, les systèmes d'intelligence artificielle tels que Gemini, Claude, ChatGPT ou Perplexity ont voté en faveur des actionnaires activistes, au détriment des dirigeants.
L'invité explique comment ces IA se renseignent pour prendre leurs décisions de vote : un tiers de leurs informations provient des communiqués de presse, un autre tiers des médias spécialisés, 20% des sites web des entreprises et 10% des régulateurs. Mais contrairement aux attentes, elles délaissent les présentations et dossiers fournis par les différents acteurs.
Cette influence grandissante de l'IA dans les assemblées générales n'est qu'un aspect de la révolution en cours. Comme le souligne François Monnier, l'IA est devenue un véritable assistant opérationnel, capable d'analyser des données, de créer des documents et même de révéler des failles de sécurité, au grand dam des banquiers. Avec des acteurs comme Anthropic qui réalisent des performances économiques époustouflantes, l'IA est bel et bien en passe de bouleverser durablement le paysage économique.
Cet épisode captivant vous plongera au cœur des enjeux de l'intelligence artificielle, de son rôle dans la gouvernance des entreprises et de son impact grandissant sur l'économie dans son ensemble. Ne manquez pas cette passionnante discussion avec François Meunier, une figure incontournable du monde de la finance.
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Aujourd'hui dans " Les voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi accueille Clément Eulry, directeur général d'Airbnb France. Leur conversation explore les défis et les opportunités qui se profilent pour le secteur touristique français face à la hausse de l'inflation.
Alors que les prix de l'énergie et des transports grimpent, Clément Eulry partage son analyse perspicace sur la façon dont les Français pourraient adapter leurs habitudes de voyage. Il évoque notamment la tendance grandissante vers des destinations plus rurales et locales, où les visiteurs peuvent profiter d'activités de plein air et de l'hébergement plus abordable offert par les locations Airbnb.
Il révèle que 70% des réservations Airbnb par les Français se font en France, une proportion qui a même augmenté pendant la période d'inflation. Il explique que le potentiel des zones rurales est sous-exploité et que l'entreprise souhaite s'engager pour doubler l'impact économique positif du tourisme dans ces territoires.
Il aborde également la relation parfois tendue entre Airbnb et certaines grandes villes, comme Paris, qui cherchent à encadrer davantage la location de meublés touristiques. Il souligne cependant que trois quarts des biens loués sur Airbnb à Paris sont des résidences principales, et que la plateforme souhaite travailler en étroite collaboration avec les maires pour trouver un équilibre.
Certains chiffres sont aussi révélés par l'invité. En effet, Airbnb a collecté et reversé 210 millions d'euros de taxes de séjour aux communes en 2025, dont 70 millions dans les zones rurales. Clément Eulry partage également son point de vue critique sur l'interdiction des locations touristiques à New York, qui n'a pas eu l'effet escompté sur le marché du logement.
Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux du tourisme français face à l'inflation, et sur la manière dont Airbnb entend s'impliquer pour soutenir le développement du tourisme rural, au bénéfice de tous.
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