- 9 minutes 16 secondsÉlectrification, gaz et rénovation : les défis énergétiques de la France avec Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe ENGIE
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe ENGIE et président du conseil d'administration de l'Opéra de Paris. Ensemble, ils abordent les enjeux cruciaux de la transition énergétique française.
Alors que le gouvernement souhaite accélérer l'électrification des usages, l'invité nuance cette ambition. S'il reconnaît les progrès réalisés, notamment dans les transports et l'industrie, il souligne les limites du tout-électrique, en particulier pour faire face aux pics de consommation hivernaux. Le gaz naturel reste en effet une énergie indispensable pour répondre à ces besoins ponctuels.
Le dirigeant revient également sur la situation des réserves de gaz pour l'hiver prochain, dans un contexte géopolitique tendu. Malgré les incertitudes liées à la guerre en Ukraine et aux tensions avec l'Iran, il se veut rassurant sur la capacité d'ENGIE à approvisionner ses clients. Cependant, il insiste sur la nécessité de diversifier les sources d'approvisionnement pour éviter une dépendance excessive.
Au-delà des questions énergétiques, il évoque également les chantiers de rénovation de l'Opéra Garnier et de l'Opéra Bastille, dont il préside le conseil d'administration. Bien que complexes, il se dit confiant dans la capacité de l'institution à tenir les délais malgré les défis techniques.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
26 May 2026, 6:14 am - 7 minutes 38 secondsRachat de Relais Colis : un coup de maître pour la livraison du dernier kilomètre avec Youssef Tagemouati, le directeur général de GLS France
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Youssef Tagemouati, le directeur général de GLS France, qui vient de reprendre le réseau des 7500 points relais Relais Colis. Cette opération stratégique permettra à GLS de s'imposer comme un acteur majeur de la livraison du dernier kilomètre en France.
L'invité revient tout d'abord sur l'histoire de Relais Colis, une marque française emblématique qui a révolutionné le concept de livraison en points relais il y a près de 40 ans. Malgré sa notoriété auprès du grand public, l'entreprise traversait des difficultés et a dû être placée en redressement judiciaire. C'est dans ce contexte que GLS, l'un des principaux acteurs européens de la livraison, a décidé de reprendre les rênes de ce réseau stratégique.
Au-delà du rachat de la marque, l'enjeu pour GLS est de devenir propriétaire de ce maillage de 7500 points relais répartis sur tout le territoire français. Une acquisition décisive, alors que les livraisons hors domicile représentent déjà 40% à 45% du marché français et devraient atteindre 50% d'ici 2030 à l'échelle européenne. Grâce à cette intégration verticale, GLS pourra désormais maîtriser l'ensemble de la chaîne de valeur, de la collecte à la livraison, et ainsi proposer une expérience client plus fluide et réactive.
Youssef Tagemouati souligne également les défis de la satisfaction client dans un secteur très concurrentiel, où la qualité de service est un enjeu majeur. Avec cette reprise, GLS pourra s'appuyer sur les outils d'expérience client développés par la start-up TousFactors, récemment acquise par le groupe. Une façon de renforcer la visibilité et la réactivité face aux attentes des consommateurs, tout en améliorant la gestion des retours.
Enfin, l'épisode aborde la question cruciale de la transition écologique dans le secteur de la livraison. GLS s'est fixé pour objectif d'électrifier 25% de sa flotte de livreurs dès cette année, en accompagnant ses partenaires sous-traitants dans cette démarche. Un engagement fort pour réduire l'empreinte carbone d'une activité fortement consommatrice en énergie.
Cet entretien offre un éclairage unique sur les enjeux stratégiques, opérationnels et environnementaux qui façonnent l'avenir de la livraison du dernier kilomètre en France.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25 May 2026, 6:14 am - 8 minutes 28 secondsL'introduction en bourse très attendue de SpaceX avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Il lève le voile sur les coulisses de l'introduction en bourse très attendue de SpaceX, la société d'Elon Musk. Au programme, une croissance fulgurante portée par trois piliers majeurs - le spatial, la connectivité par satellite et l'intelligence artificielle - mais aussi des investissements colossaux qui plongent l'entreprise dans les chiffres rouges.
Avec des revenus projetés à près de 19 milliards de dollars en 2025 et une valorisation estimée à 2000 milliards, SpaceX s'apprête à réaliser l'une des plus grandes introductions en bourse de l'histoire. Mais derrière ces chiffres stratosphériques se cachent également des risques importants, notamment liés à la gouvernance ultra-concentrée entre les mains d'Elon Musk et aux défis technologiques à relever, comme le développement de la fusée Starship.
L'invité décrypte les enjeux de cette opération hors-norme, qui s'inscrit dans un mouvement plus large d'introductions en bourse très attendues dans le secteur des technologies de pointe, avec les cas d'OpenAI et d'Anthropique. Il explique comment ces levées de fonds massives vont permettre à SpaceX de poursuivre ses investissements dans l'intelligence artificielle, le déploiement de Starlink et le développement de la conquête spatiale, tout en remboursant une partie de sa dette.
Au-delà des chiffres, l'épisode plonge l'auditeur dans l'ambition démesurée d'Elon Musk, qui a lié sa rémunération à des objectifs aussi fous que l'installation d'une ville d'un million d'habitants sur Mars ou la construction de data centers en orbite. Un pari fou qui fascine autant qu'il inquiète les investisseurs, appelés à devenir de simples passagers dans cette aventure spatiale hors-norme.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22 May 2026, 6:13 am - 7 minutes 28 secondsAttractivité de la France : le défi de l'investissement étranger avec Marc Lhermitte, associé chez EY Consulting
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Marc Lhermitte, associé chez EY Consulting, pour discuter de l'attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers.
Malgré une première place européenne en termes d'investissements directs étrangers pour la septième année consécutive, la France fait face à un recul significatif de 17% entre 2024 et 2025. L'invité analyse les raisons de cette baisse, qui s'explique notamment par la conjoncture économique européenne difficile et l'exposition de la France à certains secteurs industriels fragilisés.
Bien que le nombre de projets d'investissement reste élevé, avec 852 enregistrés l'an dernier, soit 300 de plus qu'en Allemagne, les entreprises étrangères semblent adopter une certaine prudence face à l'échéance politique de 2027. Il souligne leur besoin de visibilité sur les orientations économiques à moyen terme.
Un autre point marquant de cet entretien est le recul des investissements américains en France, conséquence des politiques économiques successives des administrations Trump et Biden. À l'inverse, la Chine gagne en importance, représentant désormais 25% des investissements internationaux en Europe, contre 10% il y a deux ans seulement. Cette évolution géopolitique amène les autorités françaises à se montrer plus vigilantes sur l'origine et la nature des projets d'investissement étrangers.
Malgré ces défis, la France conserve des atouts majeurs, notamment son leadership européen dans le domaine de l'intelligence artificielle, avec 53 projets d'investissement dans ce secteur l'an dernier. Marc Lhermitte souligne la qualité de l'écosystème français en IA, tirant parti de la recherche de haut niveau et de dispositifs de soutien comme le crédit d'impôt recherche.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
21 May 2026, 6:13 am - 8 minutes 57 secondsRetraites, fiscalité et économie du vieillissement : comment naviguer dans un monde sans repères ? Avec Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et fondateur des Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", David Abiker reçoit Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et fondateur des Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence. Ensemble, ils plongent au cœur des défis économiques et sociaux posés par le vieillissement de la population, un enjeu majeur pour les années à venir.
L'invité partage son expertise et ses réflexions sur les solutions envisagées pour financer la dépendance et l'autonomie des personnes âgées, notamment la proposition de la Fédération Hospitalière de France de puiser dans les droits de succession. Il explique les enjeux de cette réflexion et la nécessité de trouver un équilibre entre les générations.
Au-delà de la question du financement, l'invité évoque les transformations profondes que connaît notre société, avec l'émergence de l'intelligence artificielle et les bouleversements technologiques. Il souligne l'importance de s'adapter à ces changements et de miser sur la jeunesse pour relever ces défis.
Les 26e rencontres économiques d'Aix-en-Provence, qui se tiendront du 2 au 4 juillet, seront l'occasion d'approfondir ces réflexions. Il dévoile les temps forts de cette édition, marquée par la participation de personnalités de premier plan comme Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, ou encore Thomas Pesquet, spationaute. Mais il insiste sur le fait que ces rencontres ne seront pas une tribune pour les partis politiques, l'objectif étant de rester dans une approche économique et prospective.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
20 May 2026, 6:14 am - 7 minutes 33 secondsKérosène, inflation et guerre des prix : l'été à haut risque pour le transport aérien avec Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la FNAM
Dans ce nouvel épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fédération Nationale de l'Aviation et de ses Métiers, pour évoquer les défis auxquels fait face le secteur du transport aérien cet été.
Alors que les prix du kérosène ont plus que doublé depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l'invité rassure sur la disponibilité du carburant pour la saison estivale. Grâce à des mesures prises par le gouvernement français et l'Union européenne, les compagnies aériennes pourront diversifier leurs approvisionnements et auront accès à des stocks stratégiques en cas de pénurie. Cependant, cette flambée des coûts pèse lourdement sur les marges des transporteurs, qui peinent à répercuter l'intégralité de la hausse sur les prix des billets.
Le dirigeant de Corsair explique en effet que son entreprise, comme la plupart de ses concurrentes, a fait le choix de ne pas trop augmenter les tarifs pour ne pas risquer d'affecter la dynamique de la demande, cruciale pour la saison estivale. Mais cette stratégie prudente contraste avec les initiatives plus agressives de certaines compagnies low-cost, comme EasyJet, qui annoncent ne pas répercuter la hausse du kérosène sur une partie de leur réseau. Pascal de Izaguirre met en garde contre ces guerres des prix qui pourraient fragiliser davantage un secteur déjà sous forte pression.
Il revient également sur les quelques annulations de vols observées ces derniers mois, qui restent cependant marginales. Il assure que les compagnies remboursent et relogent systématiquement les passagers concernés, même si la Commission européenne a dû rappeler que seule une pénurie de kérosène, et non la simple hausse des prix, constitue une circonstance exceptionnelle dispensant les transporteurs d'indemniser les voyageurs.
Malgré ces défis, Pascal de Izaguirre se montre confiant pour la saison estivale, tablant sur une forte demande des Français pour leurs vacances, même s'il anticipe des reports de trafic vers des destinations plus abordables, comme l'Hexagone ou les DOM-TOM. Un été à haut risque, où les compagnies aériennes devront faire preuve de beaucoup de prudence et d'agilité pour traverser cette période cruciale.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
19 May 2026, 6:12 am - 9 minutes 10 secondsHantavirus, Ebola : des défis à relever pour protéger la santé mondiale avec Philippe Pouletty, chercheur en biotechnologies et investisseur
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit le docteur Philippe Pouletty, investisseur et chercheur en biologie moléculaire, qui partage son expertise sur les enjeux cruciaux auxquels le monde fait face en matière de santé publique.
Alors que l'Organisation mondiale de la santé se réunit pour discuter des épidémies d'Ebola et d'hantavirus, le docteur alerte sur la nécessité de se préparer à une « biodéfense stratégique » face à la recrudescence des pandémies virales. Avec une vision à la fois pragmatique et visionnaire, il souligne que ces crises sanitaires seront de plus en plus fréquentes, à l'instar des catastrophes naturelles.
Revenant sur les leçons tirées de la pandémie de Covid-19, Philippe Pouletty pointe du doigt les lacunes de l'industrie pharmaceutique traditionnelle, incapable de réagir avec la célérité requise. C'est finalement grâce à l'innovation portée par les biotechs, comme Moderna aux États-Unis ou BioNTech en Allemagne, que la planète a pu être protégée.
Mais ce constat soulève une autre problématique : le manque de financement dont souffrent ces pépites de la biotech en Europe. Malgré des succès comme Abivax, valorisée à 10 milliards de dollars, l'invité i déplore le « plafond de verre » qui freine l'émergence de champions européens face à la domination américaine et asiatique.
Au-delà des vaccins, il met en lumière une alternative prometteuse : les anticorps monoclonaux développés par sa propre entreprise, SpikImm, en collaboration avec l'Institut Pasteur. Grâce à l'intelligence artificielle, ces molécules de haute affinité pourraient offrir une protection rapide et durable en cas de nouvelle pandémie.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
18 May 2026, 6:14 am - 8 minutes 26 secondsSpaceX, la plus grande introduction en bourse de l'histoire des marchés financiers
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décrypter la prochaine introduction en bourse de SpaceX, la société d'Elon Musk.
Fondée en 2002 avec l'ambition de réduire drastiquement les coûts de lancement dans l'espace, SpaceX est devenue en quelques années un véritable mastodonte dans le domaine de l'aérospatial. Grâce à ses fusées Falcon réutilisables, la société a divisé par 20 le coût de mise en orbite de satellites, devenant ainsi un acteur incontournable pour les clients privés et publics, dont la NASA.
Mais SpaceX ne s'arrête pas là. Avec son projet Starship, sorte de Falcon puissance 1000, la société vise la conquête de la Lune et de Mars, proposant même d'installer des infrastructures permanentes. Et ce n'est pas tout : Starlink, le réseau de satellites de télécommunications d'Elon Musk, compte déjà plus de 10 millions d'abonnés, générant des bénéfices importants pour le groupe.
Alors que SpaceX s'apprête à déposer son dossier d'introduction en bourse la semaine prochaine, François Monnier analyse les enjeux de cette opération hors norme. Avec une valorisation estimée entre 1 700 et 2 000 milliards de dollars, soit plus du double du précédent record établi par Aramco, SpaceX s'apprête à réaliser la plus grosse introduction en bourse de l'histoire des marchés financiers.
Cependant, la gouvernance de l'entreprise, dominée par Elon Musk qui contrôle 84% des droits de vote, soulève des interrogations. Les futurs actionnaires seront-ils de simples passagers dans cette aventure spatiale ? Malgré ces points de vigilance, les experts estiment que l'afflux d'investisseurs attirés par l'entrée de SpaceX dans les grands indices boursiers pourrait entraîner un véritable rallye boursier.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15 May 2026, 6:13 am - 9 minutes 17 secondsDéclaration d'impôts 2026 : un casse-tête fiscal pour les contribuables avec Jérome Barré, avocat fiscaliste associé chez Yards
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Jérome Barré, avocat fiscaliste associé chez Yards, pour décrypter les changements majeurs dans la déclaration d'impôts 2026.
Alors que la version papier de la déclaration a complètement disparu, les contribuables et les professionnels ont dû s'adapter dans l'urgence à de nombreuses évolutions fiscales. L'invité revient en détail sur les bouleversements les plus impactants, à commencer par la lourde fiscalité qui frappe désormais les locations meublées touristiques non classées. Avec un abattement forfaitaire divisé par deux et un plafond des recettes annuelles réduit de moitié, ces locations vont subir une augmentation mécanique de leur imposition.
Autre mauvaise surprise, la hausse rétroactive de la flat tax sur les revenus du patrimoine, qui passe de 30% à 31,4%. Cette mesure frappe durement ceux qui ont cédé leurs titres en 2025 dans l'espoir d'échapper à une imposition plus lourde.
Mais ce durcissement fiscal ne s'arrête pas là. La contribution différentielle pour les très hauts revenus devient obligatoire, avec un taux effectif qui peut désormais atteindre 38,6%. Et la réforme des "management packages" va également alourdir la facture fiscale des dirigeants et cadres supérieurs.
Heureusement, quelques mesures plus favorables viennent tempérer ce sombre tableau, comme la majoration de la réduction d'impôt pour les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté. Jérôme Barré détaille également l'essor du "fisc numérique", qui accroît la transparence et la lutte contre la fraude.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
14 May 2026, 6:12 am - 9 minutes 5 secondsRéinventer le leadership à la française avec Henri Giscard d’Estaing, ex-président du Club Med et président de l'école du leadership de Paris
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Henri Giscard d’Estaing, ancien président du Club Med, qui a décidé de lancer une école du leadership à Paris. Alors que le leadership a été largement façonné par les modèles américains, il souhaite apporter une vision française et européenne à cette notion essentielle pour relever les défis de notre époque.
L'invité explique en quoi le leadership se distingue du management traditionnel. Selon lui, il s'agit avant tout d'une méthode et d'un savoir-être qui permettent d'embarquer les équipes dans un projet de transformation, en donnant du sens et en s'adaptant aux aspirations des nouvelles générations.
Un point central de son approche est le diagnostic partagé, qui doit précéder tout changement pour que celui-ci soit accepté et porté par l'ensemble des collaborateurs. Charles Bazet insiste également sur l'importance du feedback et de la dimension collective du leadership, à l'opposé d'un modèle trop individualiste.
Alors que les jeunes générations peuvent parfois être réticentes à devenir managers, Henri Giscard d’Estaing est convaincu que le leadership peut redonner du sens et de l'engagement, à condition de savoir valoriser la progression et la rémunération de chacun.
L'école qu'il a fondée vise ainsi à définir les contours d'un leadership à la française, en s'appuyant sur une approche académique menée en partenariat avec l'ESCP, mais aussi en recueillant le témoignage de dirigeants confrontés à des défis majeurs, comme Jean-Dominique Senard, le président de Renault.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13 May 2026, 6:13 am - 9 minutes 2 secondsL'IPFC, une solution pour protéger les créateurs face à l'intelligence artificielle avec son co-créateur Thomas Cohen
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Thomas Cohen, co-créateur de l'IPFC, une nouvelle solution visant à protéger les artistes, créateurs et personnalités publiques face à l'essor de l'intelligence artificielle.
L'invité dresse un constat alarmant : le monde de la création est actuellement dans un « chaos total », avec près de 40 millions de contenus générés chaque jour par l'IA, sans aucun cadre légal ni modèle économique pour rémunérer les créateurs. Face à cette situation, l'IPFC se présente comme une réponse pragmatique et simple, permettant de protéger les droits de propriété intellectuelle au moment même de la création du contenu par l'IA.
L'enjeu est de taille : selon les estimations, 90% des contenus seront générés en tout ou partie par l'IA d'ici 2026. Thomas Cohen explique que l'IPFC vise à devenir un « pont » entre les créateurs et les outils d'IA, permettant une régulation du marché et une rémunération équitable des artistes. Déjà, une centaine de créateurs ont rejoint l'initiative, conscients de l'urgence de la situation.
L'un des points clés de l'IPFC réside dans la protection du nom du créateur au moment du « prompt » adressé à l'IA. Cela permet de définir un cadre légal clair pour l'utilisation de la propriété intellectuelle, laissant le choix au créateur de monétiser ou d'interdire l'usage de son travail. Thomas Cohen révèle même que l'IPFC est en discussion avec l'une des trois plus grandes entreprises d'IA au monde pour mettre en place ce nouveau modèle.
Au-delà des aspects juridiques, Thomas Cohen livre une vision ambitieuse, où créateurs et outils d'IA pourront tirer parti d'un cadre régulé, au bénéfice de tous.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
12 May 2026, 6:13 am - More Episodes? Get the App